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La méditation validée par les neurosciences

Créé par le 10 sept 2015 | Dans : Non classé

La méditation validée par les neurosciences

Inspirées de la pratique des moines bouddhistes, les techniques méditatives agissent sur le fonctionnement et même sur la structure du cerveau, selon de nouvelles études.

Jusqu’à présent, le bénéfice de la méditation sur le vieillissement avait seulement été suggéré par certains travaux de la Nobel de médecine Elizabeth Blackburn. Une large étude américaine, conduite par l’université californienne de Davis sur 100 individus âgés de 24 à 77 ans, vient de fournir un nouvel argument à cette thèse. Révélée par l’imagerie par résonance magnétique (IRM), l’anatomie comparée du cerveau de la moitié d’entre eux pratiquant régulièrement cette discipline a clairement montré une moindre altération de la matière grise que dans l’autre groupe, étranger à la pratique. Selon les auteurs de l’étude, l’intensité de la méditation stimulerait les dendrites (le prolongement filamenteux des neurones servant à conduire l’influx nerveux) et les synapses (la connexion des neurones entre eux). Cette puissante sollicitation cérébrale agirait également sur le stress, délétère pour les cellules. L’équipe a montré que trois mois intensifs de méditation affectaient significativement l’activité des télomérases, enzymes essentielles à la protection contre le vieillissement cellulaire.

En dépit des apparences, yeux clos et position placide, la méditation n’a rien d’une détente. « C’est même tout le contraire qui se produit dans le cerveau », explique le docteur Jean-Gérard Bloch, qui a inauguré il y a trois ans un diplôme « médecine, méditation et neurosciences » à la faculté de médecine de Strasbourg. Il s’agit pour le sujet de se concentrer sur sa « météo intérieure » : les émotions, sensations et pensées qui circulent librement dans son esprit. L’exercice consiste à focaliser son attention sur un objet – sa respiration, une partie de son corps… – sans se laisser distraire par ses pensées ou des stimuli extérieurs. Comme c’est impossible, même pour les pratiquants les mieux entraînés, l’esprit est plus éveillé que jamais pour dompter ce vagabondage cérébral et ramener l’attention sur l’objet de la concentration.

Mieux gérer ses émotions
Pendant cette activité, le cerveau s’échauffe. Sous l’œil d’un IRM fonctionnel, une équipe de l’université Emory d’Atlanta a mis en évidence qu’il sollicitait successivement quatre réseaux neuronaux liés à l’attention : d’abord le cortex sensoriel et moteur, puis le cortex antérieur, puis les régions pariétales, pour finir par le cortex préfrontal, et ainsi de suite pendant toute la durée de la séance. La répétition de ce cycle n’est pas sans conséquences. « Nous avons montré que des exercices intensifs de méditation permettaient de soutenir l’attention et d’améliorer la vigilance cérébrale », explique Antoine Lutz, du Centre Inserm de neurosciences de Lyon, l’un des premiers à avoir mené des travaux d’imagerie sur le cerveau de moines bouddhistes comme Matthieu Ricard. Avec ses collègues de l’université du Wisconsin, il a mis en évidence que le cerveau des méditants expérimentés était capable de traiter des stimuli deux fois plus rapprochés (moins de 300 millisecondes) qu’un cerveau de novice, qui reste le plus souvent scotché à la première sollicitation.

Plusieurs formes de méditation
Pleine conscience. La plus facilement accessible. Elle consiste à focaliser son attention sur les émotions ressenties à l’instant présent pour augmenter sa concentration et évacuer un léger stress.
Active. Elle implique le corps en conjuguant une activité physique et de la spiritualité. On peut par exemple marcher en se concentrant sur ses mouvements et ainsi dompter ses pensées.
Transcendantale. Associée à un son ou une syllabe qui se répète (un mantra), elle permet une relaxation profonde en faisant le vide en soi pour atteindre un état de plénitude.
Vipassana. Littéralement, c’est « voir les choses telles qu’elles sont réellement ». Fondée sur la respiration, cette technique ancestrale indienne concentre ses effets sur l’attention.

En poussant plus loin leurs investigations, les chercheurs ont découvert que la méditation permettait également de mieux gérer ses émotions, une capacité qui manque aux dépressifs. A l’université de Toronto, des psychologues ont fait pratiquer pendant plusieurs mois des exercices de pleine conscience à des patients qui avaient connu au moins trois dépressions. « Le risque de rechute a été réduit de près de 40 % et certains praticiens considèrent aujourd’hui que ce traitement est au moins aussi efficace qu’une camisole chimique », rapporte Antoine Lutz.

Car les scientifiques savent désormais mieux ce qui se produit : dans un article publié en 2013 par « Frontiers in Human Neuroscience », Catherine Kerr, chercheuse à l’université de Providence, explique le rôle d’aiguilleur joué par le thalamus, une structure centrale du cerveau réceptrice des sensations corporelles, dans la distribution de ses informations au cortex : « Le thalamus transmet les sensations en adressant à la zone correspondante du cortex des impulsions électriques – les ondes alpha – dont la fréquence varie en fonction de l’intensité de la perception. Quand l’esprit se concentre sur une partie du corps, les ondes baissent sur la zone cible et la sensation augmente alors que, partout ailleurs, les ondes alpha augmentent et les sensations baissent. » On peut ainsi apprendre à atténuer la douleur ou à gérer des pensées morbides, comme c’est déjà le cas dans plus de 200 hôpitaux américains.

Compenser la fonte de la matière grise
La nouvelle étude des chercheurs américains sur les changements structurels induits par la méditation suit une série démarrée en 2005 avec les travaux de Sarah Lazar, du Massachusetts General Hospital de Boston. Elle avait alors remarqué que le tissu cérébral du cortex préfrontal gauche impliqué dans les processus émotionnels s’épaississait chez les pratiquants assidus, au point de compenser chez certains la fonte de la matière grise due au vieillissement. Plus récemment, ses travaux ont également montré chez ceux qui méditent un développement plus important de l’hippocampe (qui joue un rôle de premier plan dans la mémorisation, l’apprentissage, la vigilance et l’adaptation à son environnement), et au contraire un rétrécissement de l’amygdale (qui gère les émotions, en particulier nos réactions de peur et d’anxiété).

Certaines études suggèrent aussi que la méditation ne modifie pas seulement le cerveau, mais agit aussi sur la santé cardiovasculaire, la tension artérielle, l’immunité et même notre génome. Une étude d’Herbert Benson, de l’hôpital général du Massachusetts, a ainsi analysé le profil d’expression des gènes de 26 adultes avant et après une formation à la méditation. Son constat a créé la stupéfaction lors du dernier symposium de « sciences contemplatives » : en quelques semaines d’exercice, l’expression des gènes associés à la sécrétion d’insuline et aux mécanismes d’inflammation a significativement augmenté en même temps que la production de monoxyde d’azote, un gaz vasodilatateur bénéfique au rythme cardiaque.

Une nouvelle discipline universitaire
Cette année encore, le diplôme universitaire « Médecine, Méditation et Neurosciences » a fait le plein : 400 inscriptions ont été enregistrées pour seulement 60 places. « Le thème séduit de plus en plus par son approche complémentaire dans le contexte cartésien des soins occidentaux », explique le docteur Jean-Gérard Bloch, qui a créé cette formation à l’université de Strasbourg en 2012. Pendant deux mois, médecins, psychologues, neurologues, chercheurs et autres chefs de services découvrent la pratique avec une dizaine d’enseignants et font l’état des lieux des connaissances scientifiques sur les liens entre le corps et l’esprit, y compris sous l’angle philosophique. « Notre ambition est d’inscrire la méditation dans un cadre institutionnel élitiste pour en promouvoir l’usage et combattre le charlatanisme », poursuit le docteur. Plusieurs programmes de recherche sont déjà nés de cette sensibilisation comme à l’Inserm de Caen, qui a démarré une étude sur la méditation et le vieillissement. La diffusion de la connaissance passe, aussi, par les futurs médecins : un module de méditation vient d’être inscrit en troisième année d’étude de la faculté. Cinquante places sont proposées.

 

Source : http://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/021305306394-la-meditation-validee-par-les-neurosciences-1152448.php#Xtor=AD-6000

 

Le moine bouddhiste tibétain Matthieu Ricard pleine séance méditation casque d’électroencéphalographie, l'Université Wisconsin.

Le moine bouddhiste tibétain Matthieu Ricard en pleine séance de méditation avec un casque d’électroencéphalographie, à l’Université du Wisconsin. – Jeff Miller/University of Wisconsin-Madison
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/021305306394-la-meditation-validee-par-les-neurosciences-1152448.php?oQriZZlbfpYlyOwZ.99#Xtor=AD-6000

 

Quand la conscience nous transforme

Créé par le 30 juin 2015 | Dans : Non classé

Quand la conscience nous

transforme

Des individus, toujours plus nombreux, vivent de profonds changements et expérimentent de nouveaux ressentis. Ces sauts de conscience témoigneraient-ils d’un phénomène planétaire ?
 

Nous sommes de plus en plus nombreux à percevoir l’existence de l’invisible, à ressentir l’énergie sous-jacente à toute chose, à voir grandir notre intuition, notre connexion aux plans supérieurs et parfois même nos perceptions extrasensorielles. Une énergie puissante semble actuellement nous pousser au-delà de nos peurs et de nos limites pour oser être plus vrais et plus entiers, et accèder à une dimension plus vaste de l’existence. Qu’en est-il vraiment ?

Passer de la dualité à l’unité

Selon Liliane Van der Velde, fondatrice de l’Approche chamanique de la thérapie (ACT), « l’univers est actuellement en expansion et nous sommes poussés à grandir en même temps que lui. Les expériences vécues depuis la nuit des temps ont enrichi la matrice de toutes les mémoires. De plus en plus d’informations circulent sur le plan vibratoire, nous permettant d’accéder à la connaissance universelle et à un élargissement de conscience. »
Les astrologues quant à eux expliquent le phénomène d’éveil actuel par la tension entre Uranus et Pluton débutée en 2010 et toujours à l’oeuvre aujourd’hui. « Pluton en Capricorne nous exhorte à guérir le passé et à transformer nos structures intérieures et extérieures. Il joue le rôle de nettoyeur et fait remonter de notre inconscient notre part d’ombre. Ce qui est inédit aujourd’hui, c’est que, grâce à Uranus le visionnaire, nous pouvons en prendre conscience, les transmuter, créer notre nouvelle réalité et nous propulser vers une nouvelle ère », explique Michel Tabet, docteur en psychologie et astrologue. Parallèlement, l’entrée en 2012 de Neptune dans le signe du Poisson, là où il est « en maîtrise », annoncerait une ouverture aux plans spirituels les plus élevés. « Nous sommes actuellement entre 2 mondes. L’ère du Verseau nous demande de passer de la dualité à l’unité, de vivre non plus seulement en tant qu’individus mais en tant qu’âmes reliées entre elles, en phase avec l’intelligence de la vie » poursuit le professeur, également fondateur et formateur au rêve d’éveil.

Gérer l’afflux d’énergie

Si l’époque est inédite et l’expérience palpitante, elles n’en demeurent pas moins inconfortables et parfois chaotiques. « Notre société moderne s’est bâtie sur une vision matérielle et fragmentaire de la réalité. Il y a eu une telle rupture de lien avec le monde invisible et l’intelligence universelle que quand ils se présentent à nous avec vigueur, nous n’avons pas forcément les moyens de les comprendre ni de les gérer », poursuit Liliane Van der Velde. D’après son expérience, les effets induits par cette expansion de conscience sont très variables d’une personne à l’autre, en fonction du terrain sur lequel se manifeste cette ouverture. « Il s’agit de la rencontre entre 2 champs, le flux de conscience universelle et le propre champ énergétique de la personne, et cela crée une réaction chaque fois différente. » Pour certains d’entre nous, notamment ceux qui ont déjà amorcé un cheminement spirituel tout en étant bien ancrés, l’ouverture peut se faire graduellement et se révéler être une grande source d’inspiration créative.

Mais pour d’autres personnes plus vulnérables, le cap à passer peut être douloureux, entraînant selon les cas divers troubles physiques et émotionnels, une alternance entre des sensations d’exaltation et de grand vide, un sommeil perturbé, des maux de tête, de l’épuisement, une déminéralisation, ainsi qu’une perte de repères et d’identité. Alors que la médecine conventionnelle est démunie pour gérer ces symptômes de plus en plus fréquents et volontiers relégués au rang de pathologies, ils sont perçus au contraire par divers thérapeutes holistiques comme des poussées d’évolution. « Il y a vraiment besoin de venir en aide à un certain nombre de personnes qui ne peuvent être comprises ni par la psychologie classique ni par les classifications habituelles de la psychiatrie, explique le psychiatre Olivier Chambon. Ces personnes font l’expérience d’une ouverture ou expansion de la conscience, qui les met en contact avec “plus grand qu’elles”, au-delà de l’identification aux barrières étroites de l’ego et de la personnalité. » Le cas d’Aude, 33 ans, ancienne chef de produit pour une grande multinationale, est éloquent. Priant pour son père dans le coma, elle se connecte pour la première fois à une force qui la dépasse. Emplie d’une énergie démesurée lorsqu’il revient à la vie, elle tire sur ses ressources et finit par faire un burn-out. « J’avais l’impression d’être à côté de moi-même, comme sortie de mon corps. Je me sentais faible et désaxée et j’avais très mal à la tête. Je perdais la mémoire immédiate, j’avais beaucoup de mal à me concentrer et entendais en moi les discussions lointaines et les bavardages mentaux des gens qui m’entouraient. C’était invivable ! On m’a prescrit 2 semaines d’arrêt et des antidépresseurs. J’ai eu réellement peur de devenir folle. J’ai partagé mon expérience avec quelques proches et n’aurais peutêtre pas dû. L’existence de l’invisible était trop dérangeante à concevoir pour eux et une amie m’a d’emblée conseillé de reprendre des médicaments. »

Pour Liliane Van der Velde, si cette expansion de conscience peut être si difficile à intégrer, c’est qu’elle met en lumière les parties subtiles de notre être et notre relation au « Grand Tout », oubliées depuis des générations de par notre éducation et notre formatage. « Si cette énergie monte brutalement sans être transformée et assimilée au fur et à mesure, cela crée une surchauffe qui peut donner l’impression de “disjoncter”. C’est effectivement comme si l’on recevait directement l’énergie d’une centrale nucléaire sans pouvoir la filtrer ! Et plus nos filtres sont abîmés, plus cette défaillance va apparaître avec l’expansion de conscience. » L’afflux d’énergie va ainsi réveiller les failles et faire sauter ce qui ne peut plus tenir. Il n’est pas rare que des burn-out, accidents, ruptures et chocs émotionnels de toutes sortes viennent secouer la personne comme des appels de l’âme à être entendue, et que ce soit sur ce terrain fragilisé que l’ouverture spirituelle apparaisse ou ressurgisse. Telle fut l’expérience de Françoise, chargée de communication âgée de 30 ans. Après une enfance difficile, elle développe un terrain stressé et un tempérament très à l’écoute des autres mais peu de ses propres besoins et émotions. À plusieurs accidents de la route et une situation de harcèlement professionnel succède une période d’hypersensibilité et d’angoisse qui la pousse à chercher de l’aide. « Je voyais des entités dans ma maison et vivais dans un grand inconfort avec des douleurs au dos, des névralgies, des migraines… Ma sensibilité était telle que je me sentais comme une éponge et ne captais malheureusement que des souffrances. J’avais peur d’être happée dans un trou noir et je traversais régulièrement des crises de panique pendant la nuit. »

Transformer notre part d’ombre

Selon Michel Tabet, l’élévation de conscience et l’entrée dans une nouvelle ère ne peuvent s’accomplir sans avoir d’abord rangé en nous-mêmes les fardeaux de notre passé. Loin des courants New Age qui prônaient uniquement la pensée positive, nous aurions aujourd’hui la possibilité et le devoir d’accueillir notre part d’ombre et de les transmuter avec amour. « Le centre du coeur est vraiment le pont entre les 2 mondes, là où tous les conflits, les maladies, les mémoires karmiques, les vieux schémas cloisonnants et les visions erronées peuvent se transformer. Le rêve d’éveil est l’un des outils qui permet de faire, dans un état modifié de conscience, ce travail d’accueil et de transmutation. Ce qui est magnifique, c’est que toute part d’ombre accueillie comme une partie de soi en demande d’attention finit par devenir une grande force. »
Il semblerait que l’intelligence universelle nous pousse actuellement à ce travail de nettoyage et de guérison. Chez de nombreuses personnes, le voile de l’inconscient se soulève et permet aux traumatismes passés de ressurgir pour mieux guérir. Sophie, 51 ans, cadre dans l’Administration, témoigne ainsi : « Il y a 8 ans, mes perceptions se sont exacerbées. Je ressentais des énergies obscures me tirer vers le bas dans le bus, dans la rue ou au bureau. C’était si intense que je ne pouvais même plus aller au restaurant ou dans d’autres lieux collectifs. J’ai commencé un travail sur moi et ai ramené à ma conscience le souvenir de l’inceste. L’an dernier, mon mal-être s’est accentué. J’avais beaucoup de nausées et le simple fait de mettre mes mains sur mon corps réveillait des souvenirs des abus passés. »

Pour Ingrid, psychosomatothérapeute de 44 ans, l’ouverture s’est manifestée par le biais d’une paralysie soudaine, somatisation de la souffrance d’une vie antérieure. « Dès l’enfance, je pouvais voir dans l’invisible des formes, des ondes, des lumières, etc., auxquelles mon entourage n’avait pas accès. Après avoir mis ces perceptions de côté en grandissant, j’ai eu une vie mouvementée avec de nombreux chocs, dont une maladie auto-immune et un cancer, suivis d’une paralysie faciale apparue soudainement l’an dernier. J’ai été complètement bloquée pendant des mois, et les médecins n’y comprenaient rien. Parallèlement, beaucoup de perceptions subtiles revenaient en moi, des messages, des visions. Un beau jour, j’ai rencontré lors d’un congrès une guérisseuse russe. Elle a posé 5 minutes ses mains sur ma joue et m’a appris que j’avais été chamane dans une autre vie dans laquelle j’avais reçu un coup au visage. À peine avais-je passé la porte que je ne ressentais plus aucun blocage ! J’ai ensuite poursuivi ce travail de guérison avec Liliane Van der Velde. Depuis, je n’ai plus de douleur ni de malaise physique. J’ai décidé de laisser vivre mes perceptions du monde invisible, d’apprendre à collaborer avec elles. J’ai compris que le fait de les avoir réprimées m’avait rendue malade. »

Ancrer la transformation dans la matière

L’un des risques inhérents à l’ouverture rapide de conscience est celui d’une réelle « cassure » sur le chemin de vie de la personne. Il se peut que sa soif de spiritualité, non étanchée depuis si longtemps, se réveille si fortement qu’elle balaie tout le reste sur son passage. Certains peuvent alors décider de changer intégralement leur vie, oublier l’importance de garder les pieds sur terre et se retrouver davantage déstabilisés, sans aucune structure stable, ni intérieure ni extérieure, sur laquelle s’appuyer. Pour Liliane Van der Velde, le « bon changement » serait davantage une progression permettant d’alchimiser le passé pour en faire quelque chose de plus vrai, de mieux aligné avec notre être profond. « Certains recherchent des sensations ou des connexions toujours plus fortes avec l’invisible. La tendance consumériste de notre société moderne s’est ainsi déplacée vers le monde spirituel. Il n’est pourtant pas nécessaire d’avoir affaire à du spectaculaire ou du sensationnel pour nous rapprocher de nos véritables dimensions. »

Enfin, certaines personnes tombent dans le délire mystique ou le piège égotique, se sentant « élues » ou « supérieures ». Or, « l’énergie universelle n’est pas élitiste », précise Liliane Van der Velde. Tous les spécialistes interrogés s’accordent donc sur la nécessité de l’ancrage. Le défi actuel serait alors celui de parvenir à nous élever tout en ayant de meilleures racines. « Nous sommes appelés à renforcer notre connexion à notre âme sans nous désincarner », précise Michel Tabet. Pour y parvenir, certaines pratiques corporelles peuvent être de très bons outils. « Le yoga et le dahara m’aident à conserver mon axe, mon centre, mon filtre entre moi et les autres, explique Aude. Au fil du temps, j’habite davantage mon corps et j’ai appris à faire circuler l’énergie en lui quand je sens que mes sensations et perceptions pourraient me submerger. » Sophie, quant à elle, après avoir été aidée par divers thérapeutes qui lui ont permis de récupérer ses forces et le « pouvoir qui [lui] avait été volé » dans son enfance, a introduit le qi gong et la méditation dans son quotidien. « Ils m’aident à me réapproprier mon corps, à reconstruire mes limites, mon amour-propre et ma confiance. »

Aller vers une réunification de notre être

Devant la nouveauté et l’intensité des expériences qui se présentent à nous en cette période de grande transition, une aide extérieure est parfois nécessaire. Comme le dit Olivier Chambon, « au départ, l’état psychique de ces personnes est, dans la grande majorité des cas, tout à fait sain, mais l’émergence de cet éveil spirituel les oblige à réviser complètement leur vision du monde. Au-delà de l’apparition d’émotions intenses, voire des symptômes physiques, un déséquilibre psychique secondaire temporaire pourrait perdurer sans un accompagnement qualifié par un psychothérapeute transpersonnel compétent. Celui-ci devra avoir lui-même vécu l’expérience d’états modifiés de conscience et de phénomènes spirituels, et posséder les outils conceptuels et pratiques pour aider à transformer l’émergence spirituelle en un véritable épanouissement intégré de la personnalité. »

Se réunifier, retrouver son axe, tout en établissant un lien harmonieux entre soi et le Tout, serait donc le cadeau qui nous est aujourd’hui proposé par l’univers. Pour cela, toute notre discipline de vie méritera dans certains cas d’être revisitée. Une nourriture de qualité, une médecine naturelle, de l’activité physique, un environnement sain, un rythme quotidien à l’écoute de nos besoins et ressentis, etc., seront certainement nécessaires. La connexion à la nature sera également une aide précieuse. « Je ne pouvais plus supporter les vibrations de la ville et de la foule et suis allée trouver refuge quelque temps à la campagne, ajoute Aude. La rivière, les arbres, les pierres, le soleil, m’ont profondément ressourcée. Aujourd’hui encore, je veille à aller régulièrement en pleine nature où je peux m’emplir d’énergie en toute confiance. »

Finalement, c’est un gain de sens et de sérénité qui est acquis au fil du chemin, la joie de nous sentir à notre juste place, bien ancrés en nous-mêmes et profondément reliés à l’intelligence universelle. « Que nous soyons tous connectés à une puissante source d’énergie, c’est certain, nous dit Ingrid. Mais l’important est de savoir ce que l’on va en faire concrètement dans notre vie, en quoi elle peut améliorer notre bien-être et notre impact sur le monde. » Aude conclut : « Que mes actions aient un sens est devenu fondamental. J’ai quitté mon poste pour m’installer en indépendante et créer ma vie en accord avec ce que je suis. Je parviens bien plus qu’avant à être, tout simplement. »

Quand la conscience nous transforme couv_2299 Le rêve d’éveil, Michel Tabet, Sylvie Gavilan
Editions Quintessence(Mars 2015 ; 94 pages)

 

 

 

 

Source

http://www.inrees.com/articles/quand-la-conscience-nous-transforme/

Enseignements cachés des NDE

Créé par le 10 juin 2015 | Dans : Non classé

https://www.youtube.com/watch?v=hqSqPRgvK4w&feature=player_embedded

 

Enseignements cachés des NDE

 

La vidéo que je vous propose cette semaine est riche d’une foule d’enseignements cachés dont certains concernent directement l’astrologie.

La personne qui est interviewée dans cette vidéo, Nicole Dron, a vécu dans sa jeunesse une EMI (expérience de mort imminente), expérience aussi connue sous l’acronyme NDE (Near Death Experience). Le terme est impropre car en réalité il s’agit de véritable expérience de mort clinique comme le précise un médecin dans cette vidéo. Arrêt du coeur et électro encéphalogramme plat = mort clinique du corps. On continue d’appeler ces expériences des EMI ou NDE parce que la science officielle préfère ne pas évoquer l’idée que des personnes cliniquement mortes ont recouvert la vie, ce que d’autres appelleraient tout simplement une résurrection. La résurrection est un concept qui ne fait pas partie du langage médical même s’ils en font des constats à la pelle selon leur propre définition de ce que sont la vie et la mort. Pour la science officielle, la vie est liée au corps et la conscience émane du cerveau. Lorsque le cœur s’arrête et que le cerveau ne fonctionne plus, c’est la mort et la disparition de la conscience. La science officielle constate qu’après ces états de morts cliniques complets des personnes retrouvent la conscience et l’usage du corps. On appelle cela des Expériences de Mort Imminente. Cela n’a rien d’imminent. Cela a été pleinement. Il s’agit plus de résurrection sur un plan sémantique.

C’est d’ailleurs comme cela que, sans le lui dire officiellement, le corps médical avait surnommé Nicole Dron après son expérience : la petite récussitée. L’ironie du dénie.

A part cet aspect anecdotique amusant, il y a plein d’enseignements cachés dans cette vidéo. Deux ont retenu mon attention.
Le premier est que l’intensité de l’expérience spirituelle d’une personne n’a pas grand chose à voir avec son niveau d’évolution. Nos consciences vivent toutes des expériences spirituelles intenses, dans le sommeil, par accident, lors de la mort… Niveau d’évolution de la conscience ne signifie pas niveau d’évolution spirituelle ou d’accès à des fonctions spirituelles. Nicole Dron montre bien avec beaucoup de simplicité et d’humilité sa part d’ego restée présente au plus profond de son expérience quand elle raconte, par exemple, qu’elle n’aurait pas voulu qu’une autre femme prenne sa place sur Terre auprès de ses enfants ou de son mari. Elle explique bien aussi que cette expérience ne lui a pas épargné de nombreuses épreuves dans sa vie.
Il y a dans les milieux spirituels une confusion entre expérience spirituelle et degré d’évolution. Certains guides spirituels développent une aura particulière parce qu’ils ont vécu des expériences spirituelles ou ont des capacités à se connecter avec certaines énergies non visibles ou à voyager dans des sphères spirites. Ces capacités hors du commun impressionnent et donnent le sentiment qu’ils ont quelque chose de supérieur. Cela donne accès à des informations qui aident à se développer sur un plan supérieur, mais cela n’est qu’une partie du chemin et cela ne préjuge pas de leur degré d’évolution. Avec cet outil, ils peuvent avoir un égo très fort ou très peu d’ego, ceci est une autre question qui va impliquer plus que la connaissance. Évoluer en conscience implique bien sûr la connaissance spirituelle, mais aussi la volonté de s’améliorer, le développement de la finesse du ressenti qui permet de sentir ce que l’on fait et dit et l’impact que cela a sur soi et les autres et notre action concrète dans notre condition matérielle.

Cela ne vous rappelle rien? Ce sont les 4 éléments de l’astrologie, Feu, Terre, Air et Eau. Le voyage spirituel apporte la connaissance de l’élément air, les trois autres sont tout aussi nécessaires pour qu’un être évolue. L’évolution complète intègre l’énergie des quatre éléments. Je pense que notre éducation ayant privilégié le savoir, au détriment de la sensibilité, de la volonté et du faire, nous avons reproduit ce travers dans le domaine spirituel et nous avons tendance à associer élévation de l’être avec accès à la connaissance et au savoir. C’est inexact, cette vidéo peut vous permettre d’en prendre conscience, grâce à l’humilité, l’honnêteté et la simplicité de cette femme.

Il y a d’autres enseignements profonds dans ce que cette femme raconte que l’on retrouve dans les récits de NDE. Cet enseignement est intéressant en astrologie car il permet de comprendre la dimension spirituelle des planètes trans saturniennes.

Au delà de Saturne, l’énergie des astres ouvre la conscience de l’être à sa dimension spirituelle, au fait qu’il est un être plus grand, plus large, plus intégré et plus uni que ce qu’il croit être sur terre. L’énergie des planètes trans saturniennes aide à prendre conscience de ces aspects de nous.

  • Avec Uranus on prend conscience de notre état d’être libre de liberté, de fondamentalement ne pas avoir de réelle barrière. Vous verrez dans la vidéo que cette énergie s’exprime au « début » de la NDE lorsque Nicole raconte ses déplacements rapides par la pensée, elle devient libre sans plus de barrière physique.
  • Avec Neptune on rencontre l’énergie d’amour universel, on prend conscience que ce que nous ressentons l’autre le ressent et vis et versa. On découvre l’amour universel. Cette énergie de Neptune est très bien racontée dans cette vidéo lorsque Nicole évoque son chemin vers la lumière et ce qui se passe en elle lorsqu’un être de lumière lui demande « Comment as-tu aimé ? »
  • Avec Pluton on prend conscience que l’on doit changer pour pouvoir être au plus près de cette lumière intense et de ce sentiment d’amour si fort. On ne peut pas exister près de cette lumière et cet amour universel sans évoluer par des grandes remises en question de soi. Vous le comprendrez facilement lorsque vous écouterez Nicole parler de cela.

Souvent les enseignements sur ces astres sont très ésotériques et incompréhensibles. Vous avez dans cette vidéo une occasion de comprendre en profondeur l’énergie des ces astres par le cœur, c’est une très belle occasion de pénétrer le mystère des planètes trans saturnienne et une très belle occasion de vous relier à la plus énergie de l’Univers.

Bonne vidéo !

https://www.youtube.com/watch?v=hqSqPRgvK4w&feature=player_embedded)

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