Conseils pour l’hiver = http://www.yang-sheng.org/archives/4319

Créé par le 10 nov 2015 | Dans : Non classé

Conseils pour l’hiver

Depuis le 8 novembre, selon le rythme cyclique du calendrier chinois, nous sommes entrés dans l’Hiver. Même si,selon notre calendrier occidental, nous sommes encore en Automne !

De façon invisible, la qualité énergétique de l’Hiver est déjà présente. Elle est caractérisée par un mouvement de condensation, de retour vers l’origine (entamé en automne via l’énergie du Métal). La sève descend dans les racines, les graines retournent à la terre, la lumière diminue, la température baisse tandis qu’une envie irrépressible de rester sous la couette se fait sentir.
L’élément Eau

L’Hiver est associé à l’élément Eau, le plus Yin des 5 éléments de la tradition chinoise.

Dans de nombreuses traditions, l’apparition de la vie se fait dans l’eau, ce que confirment d’ailleurs les scientifiques. La Vie est liée à l’Eau, indubitablement. Mais l’Eau est aussi la force de destruction naturelle la plus incontrôlable.

 » L’Eau
Le meilleur de l’homme est comme l’Eau,
Qui profite à tous et ne lutte avec personne,
Qui réside dans des lieux que les autres dédaignent,
En parfaite harmonie avec la Voie,
… »
Lao Tseu, Chapitre 8

L’Eau, symbole de vie et de mort, de début et de fin mais aussi d’éternel recommencement. L’élément Eau représente la fin de tout cycle de vie, la descente vers la mort, mais aussi la concentration de toutes les potentialités, qui donneront naissance à une nouvelle vie, à l’image d’une graine dans le sol. L’Eau, sans forme, peut s’adapter à toutes les formes.

Elle est sans limites, un espace infini de potentiel. Prendre ce temps de repli et d’intériorisation de nos vies permet de trouver un espace de liberté, un temps de latence pour nourrir notre créativité : Alors posons-nous, pour repartir tout neufs au printemps !

En effet, cette période la plus Yin de l’année, est synonyme de baisse de la lumière, refroidissement, dormance et hibernation. Et loin d’être vu en terme négatif, il est un moment très important de l’année, où l’on stocke et l’on se régénère.

L’Hiver est donc un moment de calme et de repos : Prendre du temps pour soi, pour réfléchir et se recentrer sur ses priorités, se reposer et se restaurer aussi. Rentrons dans notre cocon…
Les reins

Dans la tradition chinoise, l’Eau, est associée aux reins, véritable » batterie » de l’organisme, qui thésaurisent notre énergie, innée et acquise. C’est notre force vitale, celle qui nous permet de » donner un coup de rein « , de faire face avec courage dans l’adversité ou le danger. L’absence de courage aboutit à la peur, émotion liée à l’élément Eau, et qui en excès vient fragiliser les reins.

Aussi, soyons vigilants à ne pas vivre à « contre courant », en restant dans un mode de vie trop Yang, voire hyper actif, ce qui est souvent le cas dans notre société surtout en fin d’année, période de fêtes diverses. Ne pas suivre le rythme de la saison, c’est donc forcément venir fragiliser l’énergie de nos reins, et épuiser notre batterie. Alors se coucher tôt (avant 11 h le soir), faire une petite sieste après le déjeuner, privilégier les activités calmes et en intérieur, faire du Feu si c’est possible, permettra de se restaurer et de vivre cette saison dans la plénitude.

L’hiver, au-delà de sa douceur, comporte des risques : les refroidissements et leurs pathologies (rhume, grippe, etc), mais aussi les douleurs des lombes, la fatigue, et la dépression saisonnière par manque de lumière. Alors voici quelques notions, et beaucoup de bon sens, pour vous accompagner dans l’Hiver.
hiver-site2Conseils pour bien vivre l’hiver
Résister au froid :

L’hiver, le corps va être soumis à la baisse des températures, et va demander plus d’énergie pour être réchauffé. Notamment si vous avez une tendance à la frilosité, il va falloir mettre en place une stratégie » réchauffante » et protectrice :

Manger et boire chaud (fini le jus d’orange glacé du petit déjeuner ou les glaçons dans l’apéro !)
C’est aussi, bien sur, se couvrir avant de sortir par grands froids : notamment les pieds et les reins qui doivent rester bien au chaud. (la » ceinture de rein » de nos grands pères était une bonne idée); quitte à les stimuler avec une bouillotte en rentrant le soir.
Au moindre refroidissement, buvez de l’infusion de Gingembre, pour vous réchauffer et faire sortir le froid qui est entré dans vos poumons.

La diététique de l’hiver :

Eviter les aliments de nature » froide « , (les légumes et fruits de l’été : pastèque, melon, concombre, courgettes, radis, ananas, pamplemousse, blé, huîtres, et les glaces)
Privilégiez les aliments de nature » tiède ou chaude » (boeuf, crevette, mouton, poulet, citrouille, fenouil, oignon, poireau, châtaigne, noix, orge, millet, les légumineuses,) et rajouter des condiments qui réchauffent : gingembre, piment, cannelle, poivre, voire une goutte d’alcool fort par grand froid !
La saveur salée a une action similaire au mouvement de l’élément « Eau ». Elle fait descendre l’énergie et la fait rentrer dans les profondeurs. Favoriser cette saveur pendant l’Hiver (non pas en rajoutant du sel dans nos plats, mais en favorisant sans excès les mets naturellement salés), pour tonifier nos reins. On la trouve dans les algues, les poissons et fruits de mer, le canard, l’orge, et les eaux minérales gazeuses.
On rajoutera aussi des aliments de couleur sombre, _puisque le noir est associé à l’élément Eau_ : algues, sésame noir, haricots noirs, pommes de terre violettes, oeufs de lumpe, pour soutenir les reins.

Gérer nos peurs

La peur est l’émotion qui fragilise le plus les reins, alors soyons conscients de nos peurs, relativisons-les en vivant dans le présent, et évitons d’employer le mot » peur » dans notre langage courant !
Le Qi gong en Hiver

L’élément Eau est essentiel dans la pratique du Qi gong, puisque l’Eau maintient le » Jing « , notre essence primordiale, qui soutient la matière. En renforçant notre corps physique, en le tonifiant et le réchauffant par des exercices de Qi Gong dynamiques comme les Ba Duan Jin, nous renforçons ses capacités digestives et respiratoires, et donc son aptitude à récupérer de l’énergie.
Donc, contrairement à certaines idées reçues, le Qi Gong ne se doit pas forcément d’être lent et atonique. Au contraire, ramenons du Yang (Feu) dans le corps, avec des petits mouvements rapides comme les oscillations et les balancements, qui, pratiqués longtemps (une vingtaine de minute) vont réchauffer et tonifier le corps tout en relaxant le système nerveux.
On pratiquera également des exercices de Qi Gong plus internes comme le Xi Sui Jin, pour renforcer les os et nourrir les moelles.
La posture debout symbolise la force des reins. Ne dit-on pas d’ailleurs » se relever d’une épreuve « , ou d’une personne équilibrée qu » elle est » posée » ? La posture dite de l’arbre ou Zhan Zhuang Gong renforce cette attitude, cette capacité à » faire face « . Elle permet de tonifier tout particulièrement le dos et les jambes, où circulent les méridiens du rein et de la vessie.

Exercices de Qi Gong en l’Hiver

Etirez le corps et les méridiens : assis, jambes allongées devant vous, étirez vos bras au dessus de votre tête, puis en gardant cette extension, descendez devant vous, et posez vos mains sur les jambes ou attrapez la plante de vos pieds. Ceci permet de mettre en extension les zones de passage des méridiens du Rein et de la Vessie pour les stimuler.
Respiration de l’Eau : Faites descendre votre esprit dans le Dan Tian inférieur. Inspirez (lentement) avec une légère pause à la fin de l’inspir (avec la sensation de conserver votre énergie vitale). A l’expiration, videz les poumons par la bouche en formant un rond avec les lèvres comme si vous souffliez une bougie et « pousser » le souffle comme pour nettoyer l’intérieur. La respiration de l’Eau permet de masser doucement les reins pour les renforcer.
Méditation avec l’Eau : Frottez vos mains avec vigueur (montée du Feu) et mettez les face à face jusqu’à que vous sentiez le champ d’énergie qui les connecte. Prenez un verre d’eau (de source de préférence) entre vos mains et fixez l’eau du regard. Connectez-vous à son essence via vos 5 sens et méditez sur ses qualités. Laissez l’énergie (Qi) de vos paumes charger l’eau petit à petit. Puis buvez cette eau en conscience comme si vous buviez à la fontaine de jouvence. Cette eau magnétisée est un puissant allié de votre organisme pour nourrir votre énergie vitale.

Les auto massages de l’Hiver

Au moindre refroidissement, masser vigoureusement la zone lombaire et la base de l’occiput, pour les réchauffer et lutter contre l’attaque du froid dans le corps.
Points à stimuler pour augmenter vos défenses immunitaires : » Zu San Li » ou » Point des trois lieues « (36 E)
Pour renforcer l’énergie de vos reins, et vous redonner de la vitalité : » Yong Quan » ou » Source jaillissante » (1 Rn)

merci à Eric Boulain

 

SOURCE :

http://www.yang-sheng.org/archives/4319

mon humeur du jour… l’Amour et le Vide

Créé par le 23 oct 2015 | Dans : Non classé

le 23 octobre 2015

 

Livrée à moi même, les échos tourbillonnent dans mon âme,

Comme les montées de marées qui écument mes sillons, en profondeurs,

Vont elles nettoyer cette noirceur ?

Les émois sortent, en vagues, et emportent sur leur passage…

Qu’emportent ils vraiment ? Laissent ils la place dégagée ? Laissent ils des microbes invisibles nuisibles ?

Parfois c’est cela être vivant, ressentir tellement fortement la tristesse ou le désarroi en soi…

et percevoir alors parfaitement la notion qui peut rendre fou : je suis vraiment seule avec moi.

cette solitude que chacun combat dans notre quête de l’autre, de la fusion, de la compréhension, de l’amour indicible…

 

L’autre recherché n’est en fait pas humain de chair, l’autre est la plus belle forme d’énergie que l’on peut sentir près de soi, en soi et pour soi, cette présence invisible qui m’aime sans contrepartie dans le don totale.

Bien sur, il est difficile de toujours la ressentir, s’y connecter et l’entendre réellement.

En fin de compte, après tant de recherches et de désirs, entendre cet Amour, c’est simplement y ouvrir son coeur dans la plus grande humilité.

La pureté de cet amour ne demande absolument rien, donc si notre coeur ne demande absolument rien non plus… nous l’entendons… nous le sentons dans chaque vibration qui coule doucement sur et dans notre corps physique… et dans nos autres corps bien plus puissamment.

 

Lorsque l’Amour arrive vers nous, dès que nous le demandons avec le coeur, il remplit chaque espace de notre âme, de notre corps, de nos pensées, de nos sensations.

Rien n’est vide car l’Amour indicible y était logé depuis toujours, ces vides que l’on pense si difficiles à combler et que l’on cherche si ardemment à remplir… avec tant de désirs et d’attentes… ils n’existent pas.. le vide n’existe pas, il est déjà empli de présences, d’Amours et de beautés à notre arrivée.

 

Cet Amour patient qui ne peut pas se dévoiler seul, attend dans toute sa force que je vienne ouvrir cette porte si particulière. La magie réside dans ce que je crois être le vide.

 

La Fontaine de Barenton, vestige d’une civilisation savante

Créé par le 14 sept 2015 | Dans : Non classé

La fontaine magique par Jean Markale

Le perron de Merlin

Extraits du livre de Jean Markale sur Merlin l’Enchanteur paru aux Éditions Retz. Il écrit ici sur la fameuse source de Barenton, en forêt de Paimpont (ancienne forêt de Broceliande) près de Rennes en Bretagne.

Le perron de Merlin

La clairière où se trouve la Fontaine de Barenton est de toute évidence un sanctuaire qui remonte à l’époque préhistorique, comme en témoigne la pierre de dolmen, le fameux « perron de Merlin », qui surplombe le bassin où se ramassent les eaux. L’ancien nom de cette fontaine est Belenton, terme dans lequel il est facile de retrouver Bel-Nemeton, l’endroit a donc été une clairière sacrée, et à l’époque gauloise, elle était dédiée à Bélénos, terme qui signifie « brillant », et qui est le dieu solaire des Gaulois, attesté par de nombreuses inscriptions gallo-romaines.

Ce qui est étonnant, c’est que cette fontaine n’ait jamais été christianisée alors que la plupart des sources, en Bretagne et ailleurs, ont été récupérées par le christianisme et placées sous le vocable d’un saint ou d’une sainte. La Fontaine de Barenton est demeurée païenne au cours des siècles, ce qui n’a d’ailleurs pas empêché les habitants de la région de s’y rendre en procession, clergé en tête, les années de sécheresse.

Car cette fontaine a un rôle magico-religieux : elle fait pleuvoir. La tradition locale rapporte que son eau guérit de la folie (d’où le nom du village voisin de Folle-Pensée, autrement dit Fol-Pansit, « qui guérit la folie »), ce qui nous ramène au thème de Merlin « fou du bois », et surtout, lorsqu’on verse cette eau sur le perron, on risque de déclencher un orage épouvantable. Cette croyance remonte à la nuit des temps : on en trouve un témoignage chez l’écrivain normand du XIIe siècle, Robert Wace, qui a souvent parlé de « Bréchéliant, dont vont souvent Bretons fablant » et qui décrit la fontaine à laquelle il rendit visite et sur laquelle il accomplit le rite. Mais « fol y allai, fol en revint », et Robert Wace ne réussit pas à faire pleuvoir.

Le Nemeton

C’est pourtant cette fontaine qui sert de cadre à plusieurs épisodes de la légende d’Yvain, ou du Chevalier au Lion, telle que nous l’ont racontée Chrétien de Troyes et un auteur gallois anonyme, au XIIe siècle, et là elle joue ce rôle de « fontaine qui fait pleuvoir ». Chrétien de Troyes décrit ainsi la fontaine et son emplacement :

« J’aperçus l’arbre et la fontaine. De l’arbre, je puis dire que c’était le plus beau pin qui jamais crût sur terre. Je ne crois pas qu’il eût laissé passer une seule goutte de la plus forte pluie : l’eau ne pénétrait pas son feuillage. Je vis le bassin (gobelet) pendu à l’arbre : il était d’un or plus fin que celui qu’on pourrait trouver, même de nos jours, dans les foires. Quant à la fontaine, elle bouillait [Des bulles d’air s’en échappent en effet, dues à un dégagement d’azote pur. De plus sa température demeure fixée à 10°], vous pouvez m’en croire, comme eau chaude. Le perron était fait d’une seule émeraude, percée comme une outre, avec quatre rubis plus flamboyants et plus vermeils que n’est le soleil au matin quand il paraît à l’horizon. » La description de l’auteur du récit gallois correspondant, Owein, ou la Dame de la Fontaine, est plus sobre et plus conforme à la réalité : « … Tu apercevras une plaine, une sorte de grande vallée arrosée. Au milieu, tu verras un grand arbre : l’extrémité de ses branches est plus verte que le plus vert des sapins. Sous l’arbre est une fontaine et sur le bord de la fontaine une dalle de marbre, et sur la dalle de marbre un bassin d’argent attaché à une chaîne d’argent de façon qu’on ne puisse les séparer. »

En fait, le perron est une grosse pierre provenant d’un ancien mégalithe, mais le site est actuellement comparable à celui qui est décrit par les anciens auteurs. Le pin est particulièrement remarquable. Il a été cité par les auteurs du Moyen Age parce que c’était une espèce relativement rare à l’époque en Bretagne, et il prend tout son sens lorsqu’il apparaît comme le pivot central d’une clairière dans la forêt. C’est en effet ce fameux arbre cosmique sur lequel se fait l’ascension du chaman.

C’est l’Arbre du Monde sur lequel Merlin vaticine. Nous sommes réellement dans un nemeton qui constitue, comme le dit Eliade, « l’ouverture centrale du monde ». C’est là que se rejoignent le monde céleste et le monde terrestre. Et pour que le caractère sacré du lieu soit encore plus total, il y a la source, qui, symbole inversé de l’arbre, représente le lien avec le monde souterrain, autre aspect de la demeure des dieux, et qui ajoute une idée de fécondité due à l’eau qui sourd de la terre, comme le lait sort des mamelles de la mère, ou encore comme le sang irrigue le fœtus flottant au milieu des eaux par l’intermédiaire du cordon ombilical.

C’est dire l’importance de la source dans le nemeton. Il s’agit d’un point où convergent toutes les forces du monde et de l’Autre Monde. Là, le prêtre ou le mage, en tous cas celui qui sait s’emparer de ces forces, peut connaître tous les secrets de la vie et de la mort et agir sur le déroulement des événements. Les trois éléments, Ciel, Terre et Eau, qui sont les seuls éléments permanents, seront alors transformés provisoirement, d’une façon toute transitoire, en ce qu’on a coutume de nommer le quatrième élément, le Feu, symbole de l’Esprit se manifestant et créant, l’un n’allant pas sans l’autre puisque toute création implique une incarnation et que toute manifestation requiert l’apparition d’un contraire grâce auquel l’être prend conscience de son existence.

Le Maître du lieu

La légende d’Yvain rend bien compte du caractère sacré et extraordinaire qui est celui du sanctuaire de Barenton. En effet, lorsqu’un chevalier s’y rend, il doit tenter l’aventure, c’est-à-dire se soumettre à une épreuve. Il y a un interdit sur ce lieu. En fait, personne ne doit y pénétrer. Alors quand un intrus survient, il faut qu’il accomplisse l’épreuve grâce à laquelle on saura si son intrusion est valable ou non. Si son intrusion est négative, il sera éliminé. Dans le cas contraire, il deviendra le maître du lieu, le dominus loci dont parle Lucain. C’est pourquoi il doit se conformer au rituel : prendre de l’eau dans la fontaine et la verser sur le perron, geste éminemment symbolique, qui est l’image du fils répandant son sperme sur le ventre de sa mère, situation œdipienne parfaite s’il en fût.

Et comme un terrible interdit vient d’être transgressé, la nature attaque : le pays où s’est déroulé un acte aussi abominable doit être détruit. D’où l’orage et la tempête qui dévastent la région et ne laissent aucune feuille aux arbres, sauf sur le Pin, qui est l’Arbre Cosmique, intouchable, pivot sans lequel le monde n’existerait pas. La région est maintenant désolée, stérile, comme le Gaste Pays de la légende du Graal. Et par voie de conséquence, le dominus loci est atteint dans sa puissance, dans sa virilité même, puisqu’il n’a pas été capable d’empêcher le sacrilège, l’inceste. Il faut dire que l’intrus ne savait pas ce qu’il faisait. On lui a simplement dit d’accomplir un geste. Il n’a pas cherché à savoir pourquoi.

Dans le récit de Chrétien de Troyes, c’est un Rustre, un « Homme sauvage » qui envoie le chevalier vers la Fontaine de Barenton, et cet Homme Sauvage, c’est évidemment un des aspects de Merlin. Dans les contes populaires de toute l’Europe occidentale, et particulièrement dans les contes oraux de la Bretagne armoricaine, ce thème se rencontre fréquemment dans un schéma identique orné de variantes locales et d’affabulations diverses : c’est toujours un jeune garçon imbécile, niais, qui est envoyé vers une épreuve, ne sachant pas à quoi elle correspond (parfois il s’agit de tuer un serpent, ou de donner un gâteau à une vieille femme qui se révèle être une fée, ou encore porter le fagot de cette femme).

Le Gardien de la Fontaine

S’il ne réussit pas l’épreuve, il est éliminé et l’on n’en parle plus. S’il la réussit — sans savoir de quoi il s’agit — il est admis à franchir un passage qui le mènera vers la royauté. Dans la légende d’Yvain, c’est assez net : Yvain déclenche la tempête, mais après la tempête, il entend le chant merveilleux d’une multitude d’oiseaux sur le Pin. L’image est facile : c’est l’état de béatitude, l’état paradisiaque dans lequel se trouve l’enfant après l’orgasme, son premier orgasme, et commis fantasmatiquement avec la mère. Il est prêt à s’endormir tant la torpeur due au chant des oiseaux est grande. Alors survient un chevalier noir qui le provoque au combat.

Ce chevalier noir est le Gardien de la Fontaine, autrement dit le dominus loci, mais aussi le dieu-père?: l’enfant-chevalier doit lutter contre l’image du père et la tuer. C’est ce que fait Yvain : après une féroce combat, il blesse mortellement son adversaire et le poursuit jusque dans son château. Et là, après diverses aventures, il épouse la veuve du chevalier noir, la belle Laudine, et devient à son tour le dominus loci.

Sources

Mais à la lueur de l’Histoire, comme à celle de la Légende, il apparaît que la clairière de Barenton offre l’aspect le plus authentique du nemeton gaulois. Nous y retrouvons les phénomènes étranges qui sont sensés s’y passer, l’Arbre Cosmique, la clairière elle-même dans un lieu inhabité, en dehors de la vie sociale, et aussi la source.

Nous avons dit que Viviane pouvait être considérée comme une divinité des eaux parce que Merlin la rencontre toujours au bord d’une fontaine et que le premier « tour » qu’il lui enseigne est celui par lequel on peut faire jaillir une rivière. Nous avons dit aussi que Viviane, quel que soit son nom véritable, pouvait être l’équivalent de la déesse irlandaise Boinn (la Vache Blanche). Et nous avons dit encore que le nom de Boinn se retrouvait dans le Massif Central, à la limite des Arvernes et des Vellaves, dans un site qui avait beaucoup de points communs avec celui de Barenton, celui de Fontboine, près de Saint-Jean d’Aubrigoux (Haute-Loire). Là aussi nous sommes en présence d’un nemeton, et qui a perduré même sous l’occupation romaine, jusqu’à ce que les Romains détruisent les habitations qui y avaient été dressées.

Le point central est la source. Elle se trouve dans un endroit fortement isolé, au milieu des forêts. Il semble que les constructions n’aient eu aucun but militaire, mais qu’elles aient seulement servi pour des motifs religieux. En somme, ce serait une sorte de monastère païen qui se serait établi à cet endroit. Nous ne possédons aucun document sur cet établissement, mais l’archéologie nous révèle nettement qu’il s’agissait d’un sanctuaire. Ce serait donc un nemeton, mais plus évolué et ayant subi les influences techniques des Romains, avec construction d’un temple.

Le fait n’est pas isolé, puisqu’à partir de l’occupation romaine, les Gaulois ont commencé à bâtir des sanctuaires, certains voués aux dieux romains, d’autres aux divinités indigènes. Et comme l’établissement de Fontboine a été détruit par les Romains, on peut en déduire qu’il s’agissait d’un sanctuaire indigène, d’obédience druidique : en effet, les druides ont été pourchassés à travers l’empire, leur doctrine présentant des dangers réels pour la société romaine et pour son idéologie. C’est ainsi que peu à peu, les druides, même ceux qui s’étaient terrés au fond de leurs forêts, ont été anéantis, d’abord par le pouvoir temporel romain, ensuite par le pouvoir spirituel chrétien.

Au reste il y a bien d’autres exemples de sanctuaires au milieu desquels la source est un élément essentiel. Le plus célèbre site de ce genre est le sanctuaire des sources de la Seine, où l’on a découvert assez récemment des statues et des statuettes en bois, qui étaient soit des représentations de divinités, soit des ex-voto. Car la source est liée à l’idée de guérison par l’eau. De tout temps, semble-t-il, les hommes ont connu les bienfaits thérapeutiques des eaux de source. Aux Fontaines Salées, près de Vézelay, on a retrouvé des traces de captage gaulois dessous les installations de type romain. Dans le bassin de Vichy, de nombreuses légendes font état de sources primitives qui furent déplacées par les Fées, en châtiment de transgressions accomplies par des femmes.

L’En-Bas

L’eau de la Fontaine de Barenton elle-même passait pour guérir de la folie, ce qui est en relation, en Bretagne, avec le culte de Saint-Mathurin, sous le vocable duquel sont placées de nombreuses sources ayant cette réputation. Et dans la forêt de Bellême (dont le nom provient de Belisama, « la très brillante », sorte de parèdre de Belenos), dans l’Orne, des sources ferrugineuses sont dédiées aux « dieux infernaux » (diis infernis). Ne parlons pas des puits qu’on découvre dans de nombreux oppida gaulois du pourtour méditerranéen, car ils sont très nombreux, et associent tous l’idée de guérison au concept de « trou par lequel on communique avec l’Autre Monde », ce monde mystérieux d’En-Bas, qui, en vertu de l’identité des contraires, est également le monde d’En-Haut.

Des sites archéologiques bien connus et fouillés par les archéologues confirment cette opinion que le sanctuaire sans la source ne signifierait rien. En Grande-Bretagne, prés du fort de Brocolita (Carrawburgh), sur le côté méridional du mur d’Hadrien, se trouve un sanctuaire de ce type, avec une source dédiée à la déesse Coventina. Cette source, qui bouillonne encore, était couverte à l’origine d’un temple de type celtique mais de construction romaine, contenant un bassin dans lequel ont été jetées des offrandes monétaires. On trouve également à proximité des autels et des plaques sculptées provenant du temple lui-même. Parmi celles-ci, il y a une plaque représentant la déesse Conventina, penchée vers une feuille flottant dans l’eau, portant une plante aquatique de la main droite, dans la gauche un gobelet d’où jaillit un flot d’eau. Il s’agit là d’une forme de sanctuaire évolué, mais où l’on reconnaît les caractéristiques du nemeton gaulois.

La pratique qui consiste à jeter dans la source, ou dans une eau consacrée, des pièces de monnaie semble avoir été fort commune dans le monde celtique, et l’on peut constater de nos jours que de nombreuses fontaines christianisées sont le théâtre d’opérations identiques. A la Fontaine de Barenton, il en est de même : le bassin renferme de petites pièces de monnaie, et il est d’usage que les jeunes filles y jettent des épingles pour demander à la Fontaine si elles vont se marier dans l’année. Dans l’île d’Anglesey (Ynys Môn), le lac de Llyn Cerrig Bach contenait un fabuleux trésor, découvert en 1943 : une grande quantité d’armes, de garnitures de chars, d’outils, de chaînes, de chaudrons et de plaques de bronze décorées de motifs appartenant au style de la Tène, tout cela représentant des offrandes sacrificielles faites entre le milieu du IIe siècle avant notre ère jusqu’au IIe siècle ap. J.-C.

Et l’auteur grec Strabon révèle que du côté de Toulouse, il y avait un temple contenant un trésor inviolable, le fameux « Or de Toulouse?». Il ajoute d’ailleurs que sur toute l’étendue de la Gaule celtique, de grandes quantités d’or et d’argent étaient immergées dans des lacs parce que les trésors y étaient ainsi tout à fait inviolables. Cela se réfère à la croyance que les puits, les fontaines et les lacs sont les lieux privilégiés par lesquels on peut communiquer avec l’Autre Monde.

Le temple druidique

Le rôle médicinal de la source est évidemment lié à son aspect magique ou religieux. Au fond, seuls les dieux peuvent guérir une maladie. Le même concept perdure de nos jours et explique à la fois le succès des cures thermales et les pèlerinages à Notre-Dame de Lourdes. Dans le site archéologique de Glanum, à Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône), site occupé successivement par les Celtes, les Grecs et les Romains, on peut voir cette fameuse source de santé. Il est probable que tout l’ensemble du sanctuaire et de la ville a été provoqué par cette source, et cela d’autant plus que le nom de Glanum se réfère à un terme qu’on retrouve en irlandais, glan, et qui signifie « pur ». Il ne fait aucun doute que les eaux de la source de Glanum « purifiait », c’est-à-dire « guérissait » les malades qui y venaient — déjà — en pèlerinage.

Et cela fait penser à la fameuse « Fontaine de Santé » des épopées irlandaises. Elle nous est décrite dans le récit de la Bataille de Meg Tured : « Diancecht (druide et dieu de la médecine), ses deux fils et sa fille… chantaient un charme sur la fontaine appelée Santé. Ils y jetaient les hommes mortellement blessés qu’ils soignaient, et c’étaient vivants qu’ils en sortaient. Les blessés guérissaient par la vertu du chant de quatre médecins qui étaient autour de la fontaine… La fontaine porte un autre nom, Lac des Herbes, parce que Diancecht y avait mis un brin de chaque herbe qu’il y a en Irlande. » Et il n’y a pas loin de cette Fontaine de Santé au chaudron merveilleux que nous trouvons dans la tradition galloise, lequel ressuscite les morts et guérit les blessés, archétype évident du Saint-Graal des légendes christianisées.

L’explication de cette croyance est simple : la source se trouve dans l’endroit idéal où se produisent les échanges entre les mondes, l’endroit où la force divine se manifeste sans retenue, l’endroit où sont réalisées les conditions grâce auxquelles est restituée la situation paradisiaque du début de l’humanité, aux temps de l’Age d’Or ou de l’Eden. Boire cette eau, accomplir un rite sur elle, c’est aussi participer à cette restitution, c’est retourner à l’état d’innocence et de pureté qui caractérise le monde d’avant la chute, quelle que soit celle-ci et quelle que soit la cause de la déchéance humaine. L’essentiel est de s’abreuver à la source de la vie. Mais cela n’est possible que si la source en question est sacrée, si elle se trouve dans un lieu privilégié qui est cette projection idéale d’une portion de ciel sur la terre.

Le nemeton est donc le temple druidique, au milieu des forêts, à l’écart du groupe social dont il est pourtant le complément spirituel indispensable. Il implique la relation durable entre l’être humain et la Nature, celle-ci étant considérée non pas comme un autre être vivant, comme dans l’optique romantique, mais comme le réceptacle de toute potentialité d’être. C’est le sens qu’on peut donner à certains poèmes irlandais ou gallois, notamment au fameux Cad Goddeu, et qui évoquent les passages de l’être sous ses différentes formes, animales ou végétales, pour ne pas dire minérales. Il ne s’agit en aucune façon d’une quelconque doctrine de métempsychose : aucun texte n’en fait mention, et si on en a beaucoup parlé à propos des Celtes, c’est parce qu’on a brodé sur le thème des métamorphoses sans le comprendre vraiment. La seule réalité tangible de la doctrine druidique, sur ce sujet, concerne la communauté d’existence des êtres et des choses, leur appartenance à un même monde, le sentiment que la Nature est une totalité à laquelle l’être humain appartient pleinement.

C’est dans ce contexte qu’apparaît Merlin, à une époque où le druidisme a depuis bien longtemps disparu de toute l’Europe occidentale sous sa forme de religion structurée et hiérarchisée, avec une doctrine enseignée régulièrement. Si nous pouvons affirmer qu’il y a du druidisme derrière le personnage de Merlin, c’est parce que ce druidisme a laissé des traces dans les traditions orales et dans les récits légendaires qui ont été recueillis ou mis en forme pendant tout le Moyen Age.

A ce compte, Merlin est en effet la personnification du druide, et même du druide-chaman, mais tel qu’on pouvait se le représenter aux alentours de l’an 1200. Mais c’est un personnage multiforme, et il n’est pas rare de le rencontrer ailleurs qu’au bord de la fontaine, dans le nemeton. Et il n’est pas rare de le reconnaître sous des aspects peu conventionnels, mais sous lesquels se dessinent ses caractéristiques essentiels d’Homme Sauvage, de Fou du Bois, d’Homme des Bois.

http://www.revue3emillenaire.com

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Rapport – La production animale par One VOice – septembre 2015

Créé par le 11 sept 2015 | Dans : Non classé

« L’industrie mondiale de l’élevage représente une menace
importante pour le climat, sachant que d’après la FAO
(Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture),
elle est responsable de 14,5 % de l’ensemble des
émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine. La
croissance démographique et le développement rapide de
la classe moyenne accroissent la pression sur les sources
traditionnelles de protéines, la viande de boeuf et de volaille,
si bien qu’il devient difficile de répondre à la demande.
Nous ne pouvons pas continuer à produire et à consommer
de la viande comme nous le faisons. »
Kofi A. Annan, 7e secrétaire général de l’ONU

« Le changement climatique est une réalité […] c’est notre monde,
notre planète Terre […] Si nous ne pouvons pas nager ensemble,
nous allons tous sombrer. »
« Il n’y a pas de plan B, parce que nous n’avons pas de planète B. »
Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU,
au cours d’une allocution à New York en septembre 2014

 

 

Rapport – La production animale

 

le chaînon manquant dans

les négociations sur le changement climatique

 

 

Le seul secteur de l’agroalimentaire responsable de l’atteinte du plafond de 2°C

Au total, d’après la plus récente étude scientifique du GIEC de 2014, les émissions de gaz à effet de serre provenant de l’agriculture représenteraient plus du quart des émissions anthropogéniques mondiales, soit environ 10 à 12 GtCO2éq/an. Selon le GIEC, cette contribution serait principalement due à la déforestation et aux émissions agricoles provenant du bétail et de la gestion des sols et des nutriments. D’alarmantes études scientifiques récentes montrent que compte tenu de l’expansion de l’agriculture nécessaire pour répondre aux exigences futures de consommation alimentaire, à elles seules les émissions liées à l’agriculture entraîneront une élévation de la température moyenne atteignant le plafond de 2°C au-delà duquel le changement climatique serait catastrophique.

 

La contribution du bétail au changement climatique plus importante que les émissions mondiales liées aux transports

D’après l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le secteur de l’élevage serait responsable de près de 15 % des émissions de GES anthropiques, soit environ 7,1 Gt CO2-éq./an. Cette contribution aux GES dépasse celle de toutes les formes de transport dans le monde et le total des émissions de GES d’origine anthropique de la plus grande économie nationale du monde, les États-Unis.

La production animale est également la première source d’émissions de méthane (CH4) et de protoxyde  d’azote (N2O), avec des proportions respectives de 44 % et de 53 % de ces GES qui sont bien plus néfastes pour la planète que le dioxyde de carbone (CO2). La production annuelle de viande dans le monde est en croissance exponentielle et, en l’absence d’un changement de politique, devrait plus que doubler entre 2000 et 2050, passant de 229 à 465 millions de tonnes.

 

Le soutien national et international à l’agriculture fait l’impasse sur le changement climatique

Le vide politique à l’échelon international en matière de lutte contre le changement climatique dans ce secteur marque un net contraste avec le soutien financier massif accordé à la production de viande, d’oeufs et de produits laitiers. Les subventions allouées à l’élevage d’animaux pour la production d’oeufs, de viande et de produits laitiers deviennent de plus en plus inacceptables, compte tenu des effets néfastes de ce secteur sur l’environnement, la biodiversité, le bienêtre animal et la santé humaine.

 

La vie dépend du sol

Selon la FAO, le monde est confronté à des niveaux alarmants de dégradation des sols. Cet organisme

a proclamé l’année 2015 « Année internationale des sols » afin de sensibiliser le public à leurs bienfaits pour l’humanité. Les méthodes traditionnelles et durables de l’agriculture préservaient la santé des sols grâce à la rotation des cultures, à des périodes de jachère et l’utilisation du fumier animal. Ces pratiques se sont raréfiées au profit de l’agriculture industrielle, dont les produits sont des marchandises, plutôt que des aliments pour la population humaine.

 

La pollution des sols et de l’eau par les nitrates

Selon l’ONU, « l’élevage intensif est probablement le secteur qui cause le plus de pollution de l’eau v ». Dans l’UE, environ 40 % des terres cultivées sont vulnérables à la pollution par les nitrates, c’est une menace pour les ressources en eau. Les systèmes d’élevage intensif mettent à mal les eaux de surface et les eaux souterraines. De nombreuses études scientifiques font remarquer que ne plus consommer de produits animaux permettrait de préserver l’eau et d’en réduire la pollution due à l’utilisation d’engrais chimiques.

 

Plus de terrains pour l’alimentation animale

Comme le notent les experts, les décideurs devraient agir comme s’il ne restait plus de terrains disponibles afin de sauver ce qui reste de forêts et de prairies dans le monde. La préservation des forêts et des prairies participe à la lutte contre le changement climatique.

 

 

 

L’élevage est responsable de 30 % de la perte mondiale actuelle de biodiversité terrestre

La contribution de l’élevage à la perte mondiale actuelle de biodiversité est estimée autour de 30 %.

Les vastes superficies nécessaires au pâturage et à la production de fourrage sont parmi les plus importantes causes de cette déperdition. La perte de biodiversité devrait ’aggraver dans les décennies à venir, la production animale jouant un rôle-clé dans la poursuite de la reconversion des terres, de la fragmentation et des émissions de gaz à effet de serre.

 

Le boeuf et le soja comme principales causes de la destruction des forêts tropicales

La destruction de l’Amazonie pour produire du bétail et du soja fait depuis longtemps les gros titres des journaux dans le monde entier. Des observations scientifiques indiquent que la production agricole est la cause de presque toute la déforestation au Brésil, où 750 000 km² de forêt ont disparu, dont 80 % ont été transformées en pâturages pour les bovins.

 

La dégradation des écosystèmes marins pour l’alimentation animale

Environ 30 millions de tonnes de poisson, soit plus du tiers des prises dans le monde, sont pêchées chaque année pour fabriquer des farines et des huiles essentiellement destinées à nourrir les poissons, les poulets et les porcs élevés en batterie.

 

La souffrance des animaux d’élevage

Dans le monde, environ 70 milliards d’animaux sont élevés chaque année pour l’industrie alimentaire.

Or, chacun de ces animaux est un être sensible. Cependant, pour satisfaire la demande mondiale des consommateurs de viande, les 2/3 de ces animaux sensibles sont élevés en batterie. Ils sont enfermés dans des exploitations industrielles, gavés et privés de tout ce qui rend la vie digne d’être vécue puis tués, écorchés et transformés en produits alimentaires.

 

L’alimentation végétale est meilleure pour la santé humaine et pour l’environnement

Depuis trois ou quatre décennies, de plus en plus d’études scientifiques ont mis en évidence les graves menaces que la production intensive de bétail et de produits animaux représente pour la santé humaine. Diverses études ont montré qu’une nutrition principalement à base de végétaux était associée à une meilleure santé humaine et à la prévention des maladies, tout en étant également bénéfique à l’environnement.

 

Des risques pour la médecine moderne

L’utilisation généralisée des antibiotiques dans les élevages industriels pour traiter ou éradiquer les épidémies liées aux conditions d’élevage et pour accélérer la croissance des animaux a entraîné l’apparition de bactéries résistantes à des antibiotiques nécessaires pour soigner des maladies humaines. L’Organisation Mondiale de la Santé a annoncé que la résistance aux produits antimicrobiens constituait une menace de plus en plus grande pour la santé dans le monde et qu’elle mettait en péril les acquis de la médecine moderne.

 

L’adoption d’une alimentation à base végétale est essentielle pour lutter contre le changement climatique

L’étude scientifique la plus récente du GIEC signale l’importance de mesures prises du côté de la demande pour atténuer le changement climatique. Il est précisé que «le passage à une alimentation à base végétale, et donc moins intensive en GES, pourrait permettre une réduction des émissions de GES comprise entre 34 % et 64 %, selon les GES et les habitudes alimentaires pris en compte.»

Des études d’experts montrent qu’un changement d’habitudes alimentaires est essentiel si l’on veut que le réchauffement planétaire ne dépasse pas 2°C, objectif déclaré de la communauté internationale.

 

Un vide politique concernant l’élevage

Dans ce contexte, il est très difficile de comprendre pourquoi les gouvernements, dans les débats de politique internationale, ne tiennent pas compte du rôle de la production de bétail dans le changement climatique. Ce secteur requiert de toute urgence l’attention des pays qui cherchent à lutter contre le changement climatique.

La méditation validée par les neurosciences

Créé par le 10 sept 2015 | Dans : Non classé

La méditation validée par les neurosciences

Inspirées de la pratique des moines bouddhistes, les techniques méditatives agissent sur le fonctionnement et même sur la structure du cerveau, selon de nouvelles études.

Jusqu’à présent, le bénéfice de la méditation sur le vieillissement avait seulement été suggéré par certains travaux de la Nobel de médecine Elizabeth Blackburn. Une large étude américaine, conduite par l’université californienne de Davis sur 100 individus âgés de 24 à 77 ans, vient de fournir un nouvel argument à cette thèse. Révélée par l’imagerie par résonance magnétique (IRM), l’anatomie comparée du cerveau de la moitié d’entre eux pratiquant régulièrement cette discipline a clairement montré une moindre altération de la matière grise que dans l’autre groupe, étranger à la pratique. Selon les auteurs de l’étude, l’intensité de la méditation stimulerait les dendrites (le prolongement filamenteux des neurones servant à conduire l’influx nerveux) et les synapses (la connexion des neurones entre eux). Cette puissante sollicitation cérébrale agirait également sur le stress, délétère pour les cellules. L’équipe a montré que trois mois intensifs de méditation affectaient significativement l’activité des télomérases, enzymes essentielles à la protection contre le vieillissement cellulaire.

En dépit des apparences, yeux clos et position placide, la méditation n’a rien d’une détente. « C’est même tout le contraire qui se produit dans le cerveau », explique le docteur Jean-Gérard Bloch, qui a inauguré il y a trois ans un diplôme « médecine, méditation et neurosciences » à la faculté de médecine de Strasbourg. Il s’agit pour le sujet de se concentrer sur sa « météo intérieure » : les émotions, sensations et pensées qui circulent librement dans son esprit. L’exercice consiste à focaliser son attention sur un objet – sa respiration, une partie de son corps… – sans se laisser distraire par ses pensées ou des stimuli extérieurs. Comme c’est impossible, même pour les pratiquants les mieux entraînés, l’esprit est plus éveillé que jamais pour dompter ce vagabondage cérébral et ramener l’attention sur l’objet de la concentration.

Mieux gérer ses émotions
Pendant cette activité, le cerveau s’échauffe. Sous l’œil d’un IRM fonctionnel, une équipe de l’université Emory d’Atlanta a mis en évidence qu’il sollicitait successivement quatre réseaux neuronaux liés à l’attention : d’abord le cortex sensoriel et moteur, puis le cortex antérieur, puis les régions pariétales, pour finir par le cortex préfrontal, et ainsi de suite pendant toute la durée de la séance. La répétition de ce cycle n’est pas sans conséquences. « Nous avons montré que des exercices intensifs de méditation permettaient de soutenir l’attention et d’améliorer la vigilance cérébrale », explique Antoine Lutz, du Centre Inserm de neurosciences de Lyon, l’un des premiers à avoir mené des travaux d’imagerie sur le cerveau de moines bouddhistes comme Matthieu Ricard. Avec ses collègues de l’université du Wisconsin, il a mis en évidence que le cerveau des méditants expérimentés était capable de traiter des stimuli deux fois plus rapprochés (moins de 300 millisecondes) qu’un cerveau de novice, qui reste le plus souvent scotché à la première sollicitation.

Plusieurs formes de méditation
Pleine conscience. La plus facilement accessible. Elle consiste à focaliser son attention sur les émotions ressenties à l’instant présent pour augmenter sa concentration et évacuer un léger stress.
Active. Elle implique le corps en conjuguant une activité physique et de la spiritualité. On peut par exemple marcher en se concentrant sur ses mouvements et ainsi dompter ses pensées.
Transcendantale. Associée à un son ou une syllabe qui se répète (un mantra), elle permet une relaxation profonde en faisant le vide en soi pour atteindre un état de plénitude.
Vipassana. Littéralement, c’est « voir les choses telles qu’elles sont réellement ». Fondée sur la respiration, cette technique ancestrale indienne concentre ses effets sur l’attention.

En poussant plus loin leurs investigations, les chercheurs ont découvert que la méditation permettait également de mieux gérer ses émotions, une capacité qui manque aux dépressifs. A l’université de Toronto, des psychologues ont fait pratiquer pendant plusieurs mois des exercices de pleine conscience à des patients qui avaient connu au moins trois dépressions. « Le risque de rechute a été réduit de près de 40 % et certains praticiens considèrent aujourd’hui que ce traitement est au moins aussi efficace qu’une camisole chimique », rapporte Antoine Lutz.

Car les scientifiques savent désormais mieux ce qui se produit : dans un article publié en 2013 par « Frontiers in Human Neuroscience », Catherine Kerr, chercheuse à l’université de Providence, explique le rôle d’aiguilleur joué par le thalamus, une structure centrale du cerveau réceptrice des sensations corporelles, dans la distribution de ses informations au cortex : « Le thalamus transmet les sensations en adressant à la zone correspondante du cortex des impulsions électriques – les ondes alpha – dont la fréquence varie en fonction de l’intensité de la perception. Quand l’esprit se concentre sur une partie du corps, les ondes baissent sur la zone cible et la sensation augmente alors que, partout ailleurs, les ondes alpha augmentent et les sensations baissent. » On peut ainsi apprendre à atténuer la douleur ou à gérer des pensées morbides, comme c’est déjà le cas dans plus de 200 hôpitaux américains.

Compenser la fonte de la matière grise
La nouvelle étude des chercheurs américains sur les changements structurels induits par la méditation suit une série démarrée en 2005 avec les travaux de Sarah Lazar, du Massachusetts General Hospital de Boston. Elle avait alors remarqué que le tissu cérébral du cortex préfrontal gauche impliqué dans les processus émotionnels s’épaississait chez les pratiquants assidus, au point de compenser chez certains la fonte de la matière grise due au vieillissement. Plus récemment, ses travaux ont également montré chez ceux qui méditent un développement plus important de l’hippocampe (qui joue un rôle de premier plan dans la mémorisation, l’apprentissage, la vigilance et l’adaptation à son environnement), et au contraire un rétrécissement de l’amygdale (qui gère les émotions, en particulier nos réactions de peur et d’anxiété).

Certaines études suggèrent aussi que la méditation ne modifie pas seulement le cerveau, mais agit aussi sur la santé cardiovasculaire, la tension artérielle, l’immunité et même notre génome. Une étude d’Herbert Benson, de l’hôpital général du Massachusetts, a ainsi analysé le profil d’expression des gènes de 26 adultes avant et après une formation à la méditation. Son constat a créé la stupéfaction lors du dernier symposium de « sciences contemplatives » : en quelques semaines d’exercice, l’expression des gènes associés à la sécrétion d’insuline et aux mécanismes d’inflammation a significativement augmenté en même temps que la production de monoxyde d’azote, un gaz vasodilatateur bénéfique au rythme cardiaque.

Une nouvelle discipline universitaire
Cette année encore, le diplôme universitaire « Médecine, Méditation et Neurosciences » a fait le plein : 400 inscriptions ont été enregistrées pour seulement 60 places. « Le thème séduit de plus en plus par son approche complémentaire dans le contexte cartésien des soins occidentaux », explique le docteur Jean-Gérard Bloch, qui a créé cette formation à l’université de Strasbourg en 2012. Pendant deux mois, médecins, psychologues, neurologues, chercheurs et autres chefs de services découvrent la pratique avec une dizaine d’enseignants et font l’état des lieux des connaissances scientifiques sur les liens entre le corps et l’esprit, y compris sous l’angle philosophique. « Notre ambition est d’inscrire la méditation dans un cadre institutionnel élitiste pour en promouvoir l’usage et combattre le charlatanisme », poursuit le docteur. Plusieurs programmes de recherche sont déjà nés de cette sensibilisation comme à l’Inserm de Caen, qui a démarré une étude sur la méditation et le vieillissement. La diffusion de la connaissance passe, aussi, par les futurs médecins : un module de méditation vient d’être inscrit en troisième année d’étude de la faculté. Cinquante places sont proposées.

 

Source : http://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/021305306394-la-meditation-validee-par-les-neurosciences-1152448.php#Xtor=AD-6000

 

Le moine bouddhiste tibétain Matthieu Ricard pleine séance méditation casque d’électroencéphalographie, l'Université Wisconsin.

Le moine bouddhiste tibétain Matthieu Ricard en pleine séance de méditation avec un casque d’électroencéphalographie, à l’Université du Wisconsin. – Jeff Miller/University of Wisconsin-Madison
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/021305306394-la-meditation-validee-par-les-neurosciences-1152448.php?oQriZZlbfpYlyOwZ.99#Xtor=AD-6000

 

Tout est parfait

Créé par le 29 juil 2015 | Dans : Non classé

La perfection est quelque chose que l’être humain recherche en lui et autour de lui et qui ne lui sera jamais donné s’il ne change pas sa manière de voir les choses. Tant qu’il ne veut pas voir que tout est déjà parfait, il ne peut et ne pourra jamais acquérir et trouver cette perfection nulle part sur terre.

« Vu le monde dans lequel nous vivons, comment pouvez-vous dire que tout est parfait ? »

Et bien, ça peut paraître difficile à comprendre au premier abord, mais lorsque l’on vit en connexion avec l’univers et avec son intuition profonde, on comprend de mieux mieux cette perfection.

Tout ce que nous expérimentons sur terre est le fruit de nos pensées. Chaque pensée se manifeste autour de nous avec plus ou moins d’influence selon l’intensité que nous lui accordons. Cela se fait rarement en conscience, mais c’est ce qui se passe dans notre monde terrestre. Nous sommes des créateurs et nous créons à chaque instant notre propre expérience de la vie. Dans ce schémas, tout ne peut être que parfait puisque tout ne répond que parfaitement à ce que nous créons à chaque instant. Même les choses les plus horribles ont un sens dans l’expérience que notre âme a décidé d’accomplir. Nos limites, nos croyances et nos peurs sont celles qui créent les choses désagréables sur la terre et il est donc de notre responsabilité si nous voulons que cela cesse, de s’en détacher. Il est de notre devoir d’accepter le monde tel qu’il est aujourd’hui, car nous en sommes les créateurs. Et c’est ce monde tel qu’il est à présent qui nous permet de nous retrouver dans un cheminement de retour sur soi.  C’est dans l’ombre, que nous nous apercevons de l’importance de la lumière et sans ce choix d’ombre et de lumière, nous ne serions capables de savoir ce que nous voulons réellement dans notre vie. Ce qui nous semble, sur la terre, noir et sombre, n’est que la représentation de ce que nous avons voulu voir et c’est cette noirceur terrible qui va nous permettre de réaliser que nous désirons de la lumière. Et si nous la désirons, nous la créerons. »

SOURCE :

http://guerisonintuitive.com/tout-est-parfait

 

«Nous n’en sommes pas toujours conscients, mais à travers notre intuition, c’est notre âme qui nous parle. Se reconnecter à cette intelligence intuitive c’est donc retrouver son potentiel divin, inné et illimité de guérison.»

extrait du BONHEUR de Frédéric Lenoir + trouver l’amour de Bouddha

Créé par le 26 juil 2015 | Dans : Non classé

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Et si la pollution la plus grave ne se voyait pas?

Créé par le 26 juil 2015 | Dans : Non classé

 

Publié le 26 juillet 2015 par Tristan

L’astrologie est la science des sciences. Peu importe que la science matérialiste officielle ne s’en rende pas compte. Elle se limite sans le savoir à étudier des effets sans s’intéresser à la cause.

Les scientifiques qui s’intéressent à l’infiniment petit et à la physique quantique savent que la matière que nous voyons et palpons est constituée de phénomènes vibratoires. La matière solide n’existe pas ou quasiment pas pour ce que l’on sait. C’est pour cela que l’on donne des images telles que « Toute la matière de l’univers pourrait tenir dans une cuillère à soupe »… Je ne sais pas ce que ces calculs valent et recouvrent. Ils expriment la même idée : lorsque l’on enlève l’espace entre les particules qui nous composent, notre volume devient quasi nul. Nous ne sommes donc pas essentiellement constitués d’une matière solide. La matière n’est qu’une cause. Nous sommes constitués de champs vibratoires qui eux définissent des formes que nous percevons comme matérielles.
Ce sont des notions difficiles à comprendre car nous sommes accoutumés à percevoir le monde sous une forme compacte et visible alors que si on le visitait au microscope on verrait essentiellement un espace qui semble vide dans lequel s’organise des particules de « matières » vibrant dans cet espace.

Quand on évoque le fait que nous sommes essentiellement fait de vide, on se demande pourquoi, si c’est vraiment le cas, on ne peut pas traverser des corps ni être traversés par d’autres corps sans abîmer les structures de matière. On ne le peut pas car nos champs électromagnétiques sont très puissants. Même s’ils sont invisibles, ils constituent des barrières difficilement franchissables. La meilleure preuve que nous pouvons avoir de cela est l’utilisation de deux aimants. Il est impossible de rapprocher des aimants puissants et de les faire se toucher sur les côtés de même polarité. La force magnétique « invisible » de l’aimant est colossale. Elle est plus puissante qu’une force physique ordinaire. C’est une force de cette nature qui constitue la « dureté » de la matière par des phénomènes d’attraction des éléments entre eux ou de répulsion d’éléments extérieurs.

Ce qu’étudie l’astrologie, ce sont des structures de champs magnétiques aux propriétés variées qui modulent le vivant. Un thème astral de naissance est une sorte de carte d’identité magnétique de l’individu qui décrit son ADN magnétique, qui montre comment cette personne va avoir tendance à moduler (attirer ou repousser à différents degrés) son champs magnétique et par ricochet son expérience de la vie sur son corps physique, son corps psychique et son environnement.

C’est en cela que l’on peut dire que l’astrologie est la science des sciences. Quand Hypocrate disait que nul ne peut être un bon médecin qui ignore l’astrologie, il voulait dire que l’analyse de la cause prévalait sur celle des effets. Et la cause, c’est la structure électro magnétique de l’individu. C’est l’énergie d’une personne visible sur son thème de naissance qui la prédispose à des maladies, à des stress ou à la santé… Cette conception est à l’opposée de la médecine conventionnelle occidentale actuelle. On la retrouve en revanche dans la médecine chinoise traditionnelle.

Bref, tout cela pour dire que si on abîme légèrement la matière, cela est moins grave que s’il on abîme la structure électromagnétique d’un individu ou d’un environnement puisque la structure électromagnétique est celle qui soutient la structure matérielle et non l’inverse. Comme tout cela se passe dans l’invisible pour la plupart d’entre nous, on peut détériorer notre structure électromagnétique sans que l’on s’en rende compte.

Et c’est ce qui se passe et s’accélère depuis quelques décennies. Nous sommes de plus en plus pollués par des champs électromagnétiques qui perturbent notre structure matricielle première. La vidéo qui suit traite ce sujet à propos des micro-ondes et des ondes wifi. Les micro-ondes sont utilisées par les gouvernements pour affaiblir les populations résistantes. Le témoignage de Barry Trower, physicien et ex-membre de la NAVY explique en détail cela.

Son témoignage est alarmant concernant l’exposition des femmes enceintes et des jeunes filles aux ondes wifi dans les écoles.

Les ondes wifi sont maintenant partout. Avec un téléphone 3G on peut aussi s’en rendre compte, mais ce n’est pas vraiment visuel, cela reste du domaine de l’invisible donc du « peu probable » et du « non dangereux ». Regardez cette vidéo de trois chercheurs norvégiens. Ils ont créé une tringle de lumières qui s’allument en présence d’ondes wifi et l’ont promenée dans la ville pour photographier la présence de ces ondes. C’est un rideau de lumière qui s’affiche !

Voilà donc le constat : les micro-ondes et le wifi sont nocifs pour le vivant et il y en a partout.

Donc c’est la panique ! On est cuit ! Que va-t-on faire?

D’abord, comme le précise Barry Trower, notre structure électromagnétique à l’âge adulte nous protège des pollutions électromagnétiques. On n’est pas comme des petits vers tout nus plongés dans un bouillon d’huile. La cuisson est plus lente… Mais à termes, la protection comme une membrane que l’on attaque sans cesse, se fatigue, s’abîme, s’use, s’affaiblit, se fragilise… On perd une part de la maîtrise de notre énergie personnelle, on est plus fragiles, irascibles, « susceptibles de faire des erreurs », fébriles, dociles, serviles… On perd la maîtrise de soi parce que notre structure est abimée. On développe des cancers, on a un système immunitaire fragilisé, on est moins créatif, moins énergique.

C’est pour cela que veiller à notre énergie est très important. Il est important de nourrir et d’entretenir notre niveau d’énergie.

Le premier ingrédient, c’est nous-même et notre état de conscience. Ce qui renforce notre structure électromagnétique c’est notre joie de vivre, notre état d’amour, notre état de paix et de sérénité. Ce qui l’abîme ce sont nos états de haine, de colère, de tristesse, de culpabilité et tout ces sentiments négatifs quand ils s’installent dans la durée. Cette conscience on peut la travailler tous les jours dans notre intimité, chacun à sa manière. C’est notre spiritualité à tout un chacun.
Le deuxième ingrédient c’est le soin que nous portons au corps. Si nous mangeons des aliments bien élevés et sains et faisons attention à notre corps par le sport, la méditation, la relaxation, le reiki, le massage… nous contribuons à rééquilibrer notre structure électromagnétique pour lui permettre de bien fonctionner est de se défendre des pollutions externes. A l’inverse, les aliments issus d’une industrie-agroalimentaire toxique, les ingestions de drogues interdites ou officielles, les modes de vie sédentaires et lassifs, la vie de distraction, l’absence de pause méditatives pour retrouver l’énergie de son corps, sont susceptibles de détériorer petit à petit notre structure électromagnétique.
Le troisième éléments c’est notre environnement. Plus l’environnement est nocif, plus il nous agresse et plus il faut être fort et rigoureux sur les points 1 et 2 pour lui résister. Et comme on n’est pas tous des bouddhas on a vite fait par moment de se faire déborder par un environnement trop destructeur. Or l’environnement est de plus en plus destructeur. L’environnement physique avec des urbanisations laides, grises et ternes et une pollution galopante, l’environnement social qui casse et brise les structures solidaires, encourage les conflits inter-confessionnels ou inter-ethniques, l’environnement politique de plus en plus ouvertement corrompus… Mais le pire est la pollution d’un environnement qu’on ne voit pas, dont on n’est pas conscient car cette pollution est « invisible » : c’est la pollution de notre sphère électromagnétique par les ondes modernes du wifi et des micro-ondes.
La pollution de l’environnement électromagnétique est la pire pour deux raisons :

Parce qu’elle attaque et abîme la cause première de l’essence de la vie, sa structure électromagnétique elle-même. Comme on la vu plus haut, c’est la structure électromagnétique qui engendre la structure physique, biologique et non l’inverse.
Parce qu’elle est invisible, donc très difficile à identifier et même très difficile à concevoir en tant que réalité. Le dénie des ravages de la pollution écologique a duré des décennies. Il a fallu atteindre des niveaux de pollution immonde pour que le monde sorte de l’illusion que l’homme ne nuisait pas tant que cela à son environnement.
Pour la pollution électromagnétique, nous sommes aux balbutiements d’une prise de conscience. En tant qu’astrologue, j’y suis particulièrement sensible parce que l’astrologie est l’art de l’encodage et du décodage du vivant suivant sa structure électromagnétique. Il y a un lien étroit entre électromagnétisme et astrologie. C’est pourquoi j’écris sur ce sujet.

 

Il est « relativement » facile d’agir sur les points 1 et 2 et heureusement, ce sont les plus importants selon moi. Comme Pasteur le disait c’est le terrain qui compte, bien plus que le microbe. Mais le meilleur des terrains finira par céder à une exposition prolongée, continue et abondante de microbes. C’est ce que nous sommes entrain d’expérimenter avec les pollutions invisibles et ce vers quoi nous allons.

Il ne suffit plus aujourd’hui de veiller à nos états de conscience, à notre corps ou à notre environnement biologique. Nous allons devoir individuellement et collectivement évoluer en prenant conscience des pollutions électromagnétiques qui nous affectent et affectent notre environnement en agissant pour changer notre environnement personnel et collectif.

Ce sera le sujet d’un prochain post que je prépare.

Tristan

 

source : http://astrologie-autrement.com/et-si-la-pollution-la-plus-grave-ne-se-voyait-pas/

Profession médium

Créé par le 22 juil 2015 | Dans : Non classé

Profession médium

Par les messages qu’ils délivrent, les médiums accompagnent la traversée du deuil et les questionnements existentiels. Ce contact si mystérieux avec l’au-delà est-il un métier comme un autre ?
 
Profession médium professionmedium
© Anne Rouvin

Ils disent entendre des messages, voir des défunts ou recevoir des informations en écriture automatique… Tout médium souligne être un canal, « une antenne entre le monde physique et le monde spirituel », témoigne Jean-Marie Le Gall. La médiumnité permettrait- elle de se connecter à un champ de conscience universel, une immense base de données invisible, ou à des défunts ? Les médiums s’accordent à dire que nous aurions tous, plus ou moins, cette capacité, mais que seuls certains la développent. L’intuition nous est familière, or ce sont les mêmes capteurs, expliquent-ils. « Tout le monde peut jouer du piano, mais tout le monde ne sera pas Mozart », illustre Dominique Vallée.

Thérapie du deuil

On évoque souvent le côté spectaculaire des capacités médiumniques, plus rarement le travail intérieur, transformateur, de certaines séances. Fabienne est formelle : consulter un médium l’a aidée à traverser son deuil. Pourtant, cette responsable marketing, cartésienne, n’y croyait guère. Il y a une dizaine d’années, elle assiste, impuissante, au suicide de son mari, qui ne lui laisse aucune explication. Elle ne survit que pour son fils, de quelques mois à peine, mais sombre dans la dépression. « Je ne voyais plus le sens de cette vie. Nuit et jour, je retournais dans ma tête ce qui avait bien pu le mener là. » Une amie lui conseille un médium. « Je n’avais rien à perdre ! Ce qui m’a frappée, ce sont les détails qu’il m’a livrés, qui témoignaient de la connexion avec mon mari (comme ce petit mot de code entre nous), sans que je ne lui dise rien. Le médium m’a transmis des éclaircissements – précis, en lien avec le travail de mon mari – qui m’ont aidée à comprendre son geste, à déculpabiliser. Ce contact avec un au-delà possible a surtout radicalement changé ma façon de vivre ! J’ai pu rebondir. Et je vis plus intensément chaque instant », partage-t-elle.

Les médiums interrogés soulignent tous l’importance de ce travail de réparation. Ils ne sont pas les seuls ! Dans son livre La Médecine face à l’au-delà, Jean-Jacques Charbonier, anesthésiste et réanimateur, précise qu’il lui arrive assez souvent de prescrire une consultation médiumnique pour traiter les syndromes dépressifs liés au deuil. « Les résultats sont parfois spectaculaires », assure-til. D’autres professionnels de santé le confirment, comme la psychologue Agnès Delevingne : « Les mediums ont un rôle extrêmement bénéfique lors d’un deuil. J’ai perdu beaucoup de mes proches ces dernières années. Ce sont les médiums qui m’ont apporté le plus de réconfort… Et je l’ai constaté autant à titre personnel que professionnel. De nombreuses personnes que nous rencontrons à l’INREES témoignent de l’aide précieuse qu’elles ont reçue grâce aux médiums, et je pense particulièrement aux parents qui ont perdu un enfant. »

Un travail authentique

Subtil, précieux, le contact médiumnique exige « authenticité, humilité et discernement », disent les médiums. « Les contacts médiumniques sont des contacts d’amour, même si parfois c’est de la colère qui s’exprime. Certains décèdent avec un contentieux et se manifestent pour mettre les choses à plat. Généralement, c’est d’un réconfort inouï ! Mais il y a aussi des échecs. Les personnes qui consultent pensent souvent que si leur proche est passé de l’autre côté, il doit être prêt à pardonner, mais ce n’est pas toujours vrai. Cela peut se manifester par une absence de contact », observe Dominique Vallée. D’où l’importance, soulignent en choeur les médiums interrogés, de travailler les liens de son vivant.
Époque de transition, mal-être ambiant et quête de sens : les médiums notent unanimement une demande en hausse de leurs services. Revers de ce phénomène, certaines personnes sont dans la « consommation », allant parfois jusqu’à l’addiction.

Les médiums disent pourtant assez souvent aux gens de ne pas revenir avant une année, et n’hésitent d’ailleurs pas à refuser certaines séances. Plus largement, Jean-Marie Le Gall nous invite à nous poser une question, essentielle : « À travers cette séance, est-ce que cela amène à une transformation de notre être ? » Et tous insistent : consulter n’est pas jouer… La médiumnité n’est pas un divertissement, ni pour le médium ni pour le consultant !

Métier ou vocation ?

L’éveil à ce don est souvent perçu comme un appel intérieur, « plus fort que tout », nous dira Solweig. Un engagement. Vis-à-vis de l’ici et de l’au-delà. Pour une majorité, la médiumnité est transgénérationnelle. Parfois nimbée de secret. Certains médiums découvrent sur le tard qu’ils ont un don de famille. Ce n’est ni un choix ni une « spécialisation ». « On ne se lève pas un beau jour en se disant : “Tiens, si je devenais médium ?” C’est notre chemin de vie ! », partage Dominique Vallée. Qu’elle soit leur compagne depuis l’enfance, ou qu’ils l’aient découverte à la faveur d’un événement particulier (deuil, accident…), d’aucuns vivent leur médiumnité avec bonheur, d’autres la subissent. Auteure du Don apprivoisé, Daisy Fulgence-Maillot témoigne : « Je ne cherche pas l’au-delà, il vient vers moi depuis que ma mère est décédée. Durant 10 ans, j’ai subi, ne voulant pas de ce don que ma grand-mère possédait déjà. Aujourd’hui, j’ai apprivoisé cette médiumnité. Et j’ai tenu à écrire un livre pour les personnes confrontées à la même expérience. »

S’ouvrir pleinement à la médiumnité demande ainsi courage et remise en question. « Ce chemin de vie est devenu mon métier », confie Dominique Vallée. En choisissant cette nouvelle voie, certains médiums passent parfois d’une situation matérielle confortable à une vie plus modeste, pour faire profiter les autres de ce « don d’amour » dont ils parlent tous. « Il faut beaucoup de nuance quand on aborde la question de savoir si la médiumnité est un don ou une profession. Le contact avec nos chers disparus ne doit pas être réservé à une élite… Mais le médium donne beaucoup de lui-même et sacrifie sa vie privée. Il est donc normal que certains choisissent de demander une participation financière, du moment qu’elle reste raisonnable », indique Jean-Marie Legall. « Il faut un cadre pour exercer, sinon on est vite débordé », poursuit Solweig. « J’ai choisi de me déclarer, mais j’ai une éthique stricte. Les gens qui consultent sont en détresse, je ne m’enrichis pas sur leur dos. Il m’arrive de refuser des séances ou de consulter gratuitement. Plus qu’une profession, c’est un don que l’on nous donne pour aider les autres. »

SOLWEIG, médium spirite, magnétiseuse

« Même si j’ai toujours capté des choses et que la pratique du bouddhisme zen m’a ouvert l’esprit, ma médiumnité ne s’est révélée que lorsque ma fille a failli mourir en couches. J’ai contacté une médium de renom, qui m’a rassurée. Cela aurait dû en rester là, mais elle m’a rappelée, car elle était envahie de messages l’informant de ma médiumnité. Elle m’a demandé des renseignements sur son grand-père, et j’ai constaté que je voyais. Clairaudiente et clairvoyante, j’entends des pensées, je vois des images, qui délivrent des informations sur la vie des gens. Les défunts ont envie de communiquer : quand ils nous trouvent, ils font passer des messages. Pour permettre à leurs proches de les reconnaître, ils confient des anecdotes. Quant aux contacts médiumniques lourds, comme ceux liés à la mort d’un enfant ou avec des défunts en grande souffrance, je prends tout avec amour et force pendant la séance, mais je craque parfois après. Je pars alors me promener. Par moments, j’ai besoin de me fermer à mes perceptions et de me recentrer sur moi… »

HERMILINA, medium

« Comme j’ai été éduquée par des médiums, j’ai découvert cette faculté dès mon plus jeune âge. Ce don m’a été transmis par mes parents qui, eux-mêmes, l’ont reçu des leurs. Pour moi, être médium est un véritable don, qui est devenu au fil du temps une vocation, et c’est actuellement ma profession. Concrètement, je suis médium par flashs visuels et auditifs. J’utilise également comme supports le tarot, le pendule, la boule de cristal. Je pratique, par ailleurs, la voyance par téléphone. Dans la vie quotidienne, mes dons ne se manifestent que lorsqu’une personne doit recevoir une aide. Je dirais que, derrière chaque flash, se cache une mission. En dehors de mes proches, très peu de gens sont informés de ce don, tout simplement parce que j’estime que je n’ai pas à partager ce côté extraordinaire avec eux. Avec la médiumnité, je dis souvent que les seules véritables limites qui existent sont celles que l’on se donne. À travers ce monde spirituel, on comprend qu’en réalité, il y a très peu de limites… tant que cela conduit à des actions positives ! »

DOMINIQUE VALLÉE, médium spirite

« Ma grand-mère paternelle était guérisseuse. À l’époque, on ne considérait pas cela comme un métier. Elle le faisait gracieusement, car elle avait des revenus par ailleurs. Ce don était un secret de famille. Mais, lorsque j’avais 10 ans, cette grand-mère décédée venait m’embrasser en sortant du cadre qui contenait sa photo. Comme j’étais très seule, je trouvais ça charmant ! Quand je l’ai raconté, mon père a dit sobrement : “Dominique est comme maman.” On est toujours rattrapé par son destin… et ma grand-mère m’accompagne dans cette voie ! Lorsque je traite des gens en magnétisme, il arrive que la médiumnité se manifeste ; que les défunts souhaitent adresser des messages. Lorsqu’une situation complexe se présente en séance, je n’assène pas brutalement les choses, mais je glisse quelques informations reçues ou sentiments éprouvés à propos, par exemple, de secrets de famille. Et curieusement, je reçois toujours une aide de l’au-delà, qui fait que les mots peuvent être entendus et compris. Les rares fois où je me suis tue, c’était face à des situations où le lien entre le consultant et le défunt brassait des relations très conflictuelles… et où exprimer tel ou tel fait n’aurait rien réglé. »

JEAN-MARIE LE GALL, magnétiseur, médium

« Depuis l’âge de 7 ans, j’ai un contact médiumnique avec les disparus. Je les vois. À certaines occasions, je ne distinguais même plus les défunts des vivants. Ça m’a déstabilisé au départ… Mais cette perception du monde spirituel n’est qu’une facette. Je suis aussi magnétiseur, il m’arrive de travailler sur le corps subtil des personnes en collaboration (semi-incorporation) avec une équipe de “médecins du ciel”. Pendant 10 à 15 minutes, je suis en pilotage automatique, en état modifié de conscience. Ces mains invisibles sont comme des gants que j’enfilerais, dotés d’instruments subtils. »

couv_1389 Voyage dans l’au-delà, Dominique Vallée
Editions Trajectoire (Mars 2013 ; 185 pages)

couv_475 Contacts avec l’au-delà : Un médium témoigne, Jean-Marie Le Gall
Éditions Lanore (Mai 2006 ; 154 pages)

couv_2344 Le Don apprivoisé , Daisy Fulgence-Maillot
Le Manuscrit (Janvier 2015 ; 216 pages)

 

 

SOURCE : http://www.inrees.com/articles/profession-medium/

Quand la conscience nous transforme

Créé par le 30 juin 2015 | Dans : Non classé

Quand la conscience nous

transforme

Des individus, toujours plus nombreux, vivent de profonds changements et expérimentent de nouveaux ressentis. Ces sauts de conscience témoigneraient-ils d’un phénomène planétaire ?
 

Nous sommes de plus en plus nombreux à percevoir l’existence de l’invisible, à ressentir l’énergie sous-jacente à toute chose, à voir grandir notre intuition, notre connexion aux plans supérieurs et parfois même nos perceptions extrasensorielles. Une énergie puissante semble actuellement nous pousser au-delà de nos peurs et de nos limites pour oser être plus vrais et plus entiers, et accèder à une dimension plus vaste de l’existence. Qu’en est-il vraiment ?

Passer de la dualité à l’unité

Selon Liliane Van der Velde, fondatrice de l’Approche chamanique de la thérapie (ACT), « l’univers est actuellement en expansion et nous sommes poussés à grandir en même temps que lui. Les expériences vécues depuis la nuit des temps ont enrichi la matrice de toutes les mémoires. De plus en plus d’informations circulent sur le plan vibratoire, nous permettant d’accéder à la connaissance universelle et à un élargissement de conscience. »
Les astrologues quant à eux expliquent le phénomène d’éveil actuel par la tension entre Uranus et Pluton débutée en 2010 et toujours à l’oeuvre aujourd’hui. « Pluton en Capricorne nous exhorte à guérir le passé et à transformer nos structures intérieures et extérieures. Il joue le rôle de nettoyeur et fait remonter de notre inconscient notre part d’ombre. Ce qui est inédit aujourd’hui, c’est que, grâce à Uranus le visionnaire, nous pouvons en prendre conscience, les transmuter, créer notre nouvelle réalité et nous propulser vers une nouvelle ère », explique Michel Tabet, docteur en psychologie et astrologue. Parallèlement, l’entrée en 2012 de Neptune dans le signe du Poisson, là où il est « en maîtrise », annoncerait une ouverture aux plans spirituels les plus élevés. « Nous sommes actuellement entre 2 mondes. L’ère du Verseau nous demande de passer de la dualité à l’unité, de vivre non plus seulement en tant qu’individus mais en tant qu’âmes reliées entre elles, en phase avec l’intelligence de la vie » poursuit le professeur, également fondateur et formateur au rêve d’éveil.

Gérer l’afflux d’énergie

Si l’époque est inédite et l’expérience palpitante, elles n’en demeurent pas moins inconfortables et parfois chaotiques. « Notre société moderne s’est bâtie sur une vision matérielle et fragmentaire de la réalité. Il y a eu une telle rupture de lien avec le monde invisible et l’intelligence universelle que quand ils se présentent à nous avec vigueur, nous n’avons pas forcément les moyens de les comprendre ni de les gérer », poursuit Liliane Van der Velde. D’après son expérience, les effets induits par cette expansion de conscience sont très variables d’une personne à l’autre, en fonction du terrain sur lequel se manifeste cette ouverture. « Il s’agit de la rencontre entre 2 champs, le flux de conscience universelle et le propre champ énergétique de la personne, et cela crée une réaction chaque fois différente. » Pour certains d’entre nous, notamment ceux qui ont déjà amorcé un cheminement spirituel tout en étant bien ancrés, l’ouverture peut se faire graduellement et se révéler être une grande source d’inspiration créative.

Mais pour d’autres personnes plus vulnérables, le cap à passer peut être douloureux, entraînant selon les cas divers troubles physiques et émotionnels, une alternance entre des sensations d’exaltation et de grand vide, un sommeil perturbé, des maux de tête, de l’épuisement, une déminéralisation, ainsi qu’une perte de repères et d’identité. Alors que la médecine conventionnelle est démunie pour gérer ces symptômes de plus en plus fréquents et volontiers relégués au rang de pathologies, ils sont perçus au contraire par divers thérapeutes holistiques comme des poussées d’évolution. « Il y a vraiment besoin de venir en aide à un certain nombre de personnes qui ne peuvent être comprises ni par la psychologie classique ni par les classifications habituelles de la psychiatrie, explique le psychiatre Olivier Chambon. Ces personnes font l’expérience d’une ouverture ou expansion de la conscience, qui les met en contact avec “plus grand qu’elles”, au-delà de l’identification aux barrières étroites de l’ego et de la personnalité. » Le cas d’Aude, 33 ans, ancienne chef de produit pour une grande multinationale, est éloquent. Priant pour son père dans le coma, elle se connecte pour la première fois à une force qui la dépasse. Emplie d’une énergie démesurée lorsqu’il revient à la vie, elle tire sur ses ressources et finit par faire un burn-out. « J’avais l’impression d’être à côté de moi-même, comme sortie de mon corps. Je me sentais faible et désaxée et j’avais très mal à la tête. Je perdais la mémoire immédiate, j’avais beaucoup de mal à me concentrer et entendais en moi les discussions lointaines et les bavardages mentaux des gens qui m’entouraient. C’était invivable ! On m’a prescrit 2 semaines d’arrêt et des antidépresseurs. J’ai eu réellement peur de devenir folle. J’ai partagé mon expérience avec quelques proches et n’aurais peutêtre pas dû. L’existence de l’invisible était trop dérangeante à concevoir pour eux et une amie m’a d’emblée conseillé de reprendre des médicaments. »

Pour Liliane Van der Velde, si cette expansion de conscience peut être si difficile à intégrer, c’est qu’elle met en lumière les parties subtiles de notre être et notre relation au « Grand Tout », oubliées depuis des générations de par notre éducation et notre formatage. « Si cette énergie monte brutalement sans être transformée et assimilée au fur et à mesure, cela crée une surchauffe qui peut donner l’impression de “disjoncter”. C’est effectivement comme si l’on recevait directement l’énergie d’une centrale nucléaire sans pouvoir la filtrer ! Et plus nos filtres sont abîmés, plus cette défaillance va apparaître avec l’expansion de conscience. » L’afflux d’énergie va ainsi réveiller les failles et faire sauter ce qui ne peut plus tenir. Il n’est pas rare que des burn-out, accidents, ruptures et chocs émotionnels de toutes sortes viennent secouer la personne comme des appels de l’âme à être entendue, et que ce soit sur ce terrain fragilisé que l’ouverture spirituelle apparaisse ou ressurgisse. Telle fut l’expérience de Françoise, chargée de communication âgée de 30 ans. Après une enfance difficile, elle développe un terrain stressé et un tempérament très à l’écoute des autres mais peu de ses propres besoins et émotions. À plusieurs accidents de la route et une situation de harcèlement professionnel succède une période d’hypersensibilité et d’angoisse qui la pousse à chercher de l’aide. « Je voyais des entités dans ma maison et vivais dans un grand inconfort avec des douleurs au dos, des névralgies, des migraines… Ma sensibilité était telle que je me sentais comme une éponge et ne captais malheureusement que des souffrances. J’avais peur d’être happée dans un trou noir et je traversais régulièrement des crises de panique pendant la nuit. »

Transformer notre part d’ombre

Selon Michel Tabet, l’élévation de conscience et l’entrée dans une nouvelle ère ne peuvent s’accomplir sans avoir d’abord rangé en nous-mêmes les fardeaux de notre passé. Loin des courants New Age qui prônaient uniquement la pensée positive, nous aurions aujourd’hui la possibilité et le devoir d’accueillir notre part d’ombre et de les transmuter avec amour. « Le centre du coeur est vraiment le pont entre les 2 mondes, là où tous les conflits, les maladies, les mémoires karmiques, les vieux schémas cloisonnants et les visions erronées peuvent se transformer. Le rêve d’éveil est l’un des outils qui permet de faire, dans un état modifié de conscience, ce travail d’accueil et de transmutation. Ce qui est magnifique, c’est que toute part d’ombre accueillie comme une partie de soi en demande d’attention finit par devenir une grande force. »
Il semblerait que l’intelligence universelle nous pousse actuellement à ce travail de nettoyage et de guérison. Chez de nombreuses personnes, le voile de l’inconscient se soulève et permet aux traumatismes passés de ressurgir pour mieux guérir. Sophie, 51 ans, cadre dans l’Administration, témoigne ainsi : « Il y a 8 ans, mes perceptions se sont exacerbées. Je ressentais des énergies obscures me tirer vers le bas dans le bus, dans la rue ou au bureau. C’était si intense que je ne pouvais même plus aller au restaurant ou dans d’autres lieux collectifs. J’ai commencé un travail sur moi et ai ramené à ma conscience le souvenir de l’inceste. L’an dernier, mon mal-être s’est accentué. J’avais beaucoup de nausées et le simple fait de mettre mes mains sur mon corps réveillait des souvenirs des abus passés. »

Pour Ingrid, psychosomatothérapeute de 44 ans, l’ouverture s’est manifestée par le biais d’une paralysie soudaine, somatisation de la souffrance d’une vie antérieure. « Dès l’enfance, je pouvais voir dans l’invisible des formes, des ondes, des lumières, etc., auxquelles mon entourage n’avait pas accès. Après avoir mis ces perceptions de côté en grandissant, j’ai eu une vie mouvementée avec de nombreux chocs, dont une maladie auto-immune et un cancer, suivis d’une paralysie faciale apparue soudainement l’an dernier. J’ai été complètement bloquée pendant des mois, et les médecins n’y comprenaient rien. Parallèlement, beaucoup de perceptions subtiles revenaient en moi, des messages, des visions. Un beau jour, j’ai rencontré lors d’un congrès une guérisseuse russe. Elle a posé 5 minutes ses mains sur ma joue et m’a appris que j’avais été chamane dans une autre vie dans laquelle j’avais reçu un coup au visage. À peine avais-je passé la porte que je ne ressentais plus aucun blocage ! J’ai ensuite poursuivi ce travail de guérison avec Liliane Van der Velde. Depuis, je n’ai plus de douleur ni de malaise physique. J’ai décidé de laisser vivre mes perceptions du monde invisible, d’apprendre à collaborer avec elles. J’ai compris que le fait de les avoir réprimées m’avait rendue malade. »

Ancrer la transformation dans la matière

L’un des risques inhérents à l’ouverture rapide de conscience est celui d’une réelle « cassure » sur le chemin de vie de la personne. Il se peut que sa soif de spiritualité, non étanchée depuis si longtemps, se réveille si fortement qu’elle balaie tout le reste sur son passage. Certains peuvent alors décider de changer intégralement leur vie, oublier l’importance de garder les pieds sur terre et se retrouver davantage déstabilisés, sans aucune structure stable, ni intérieure ni extérieure, sur laquelle s’appuyer. Pour Liliane Van der Velde, le « bon changement » serait davantage une progression permettant d’alchimiser le passé pour en faire quelque chose de plus vrai, de mieux aligné avec notre être profond. « Certains recherchent des sensations ou des connexions toujours plus fortes avec l’invisible. La tendance consumériste de notre société moderne s’est ainsi déplacée vers le monde spirituel. Il n’est pourtant pas nécessaire d’avoir affaire à du spectaculaire ou du sensationnel pour nous rapprocher de nos véritables dimensions. »

Enfin, certaines personnes tombent dans le délire mystique ou le piège égotique, se sentant « élues » ou « supérieures ». Or, « l’énergie universelle n’est pas élitiste », précise Liliane Van der Velde. Tous les spécialistes interrogés s’accordent donc sur la nécessité de l’ancrage. Le défi actuel serait alors celui de parvenir à nous élever tout en ayant de meilleures racines. « Nous sommes appelés à renforcer notre connexion à notre âme sans nous désincarner », précise Michel Tabet. Pour y parvenir, certaines pratiques corporelles peuvent être de très bons outils. « Le yoga et le dahara m’aident à conserver mon axe, mon centre, mon filtre entre moi et les autres, explique Aude. Au fil du temps, j’habite davantage mon corps et j’ai appris à faire circuler l’énergie en lui quand je sens que mes sensations et perceptions pourraient me submerger. » Sophie, quant à elle, après avoir été aidée par divers thérapeutes qui lui ont permis de récupérer ses forces et le « pouvoir qui [lui] avait été volé » dans son enfance, a introduit le qi gong et la méditation dans son quotidien. « Ils m’aident à me réapproprier mon corps, à reconstruire mes limites, mon amour-propre et ma confiance. »

Aller vers une réunification de notre être

Devant la nouveauté et l’intensité des expériences qui se présentent à nous en cette période de grande transition, une aide extérieure est parfois nécessaire. Comme le dit Olivier Chambon, « au départ, l’état psychique de ces personnes est, dans la grande majorité des cas, tout à fait sain, mais l’émergence de cet éveil spirituel les oblige à réviser complètement leur vision du monde. Au-delà de l’apparition d’émotions intenses, voire des symptômes physiques, un déséquilibre psychique secondaire temporaire pourrait perdurer sans un accompagnement qualifié par un psychothérapeute transpersonnel compétent. Celui-ci devra avoir lui-même vécu l’expérience d’états modifiés de conscience et de phénomènes spirituels, et posséder les outils conceptuels et pratiques pour aider à transformer l’émergence spirituelle en un véritable épanouissement intégré de la personnalité. »

Se réunifier, retrouver son axe, tout en établissant un lien harmonieux entre soi et le Tout, serait donc le cadeau qui nous est aujourd’hui proposé par l’univers. Pour cela, toute notre discipline de vie méritera dans certains cas d’être revisitée. Une nourriture de qualité, une médecine naturelle, de l’activité physique, un environnement sain, un rythme quotidien à l’écoute de nos besoins et ressentis, etc., seront certainement nécessaires. La connexion à la nature sera également une aide précieuse. « Je ne pouvais plus supporter les vibrations de la ville et de la foule et suis allée trouver refuge quelque temps à la campagne, ajoute Aude. La rivière, les arbres, les pierres, le soleil, m’ont profondément ressourcée. Aujourd’hui encore, je veille à aller régulièrement en pleine nature où je peux m’emplir d’énergie en toute confiance. »

Finalement, c’est un gain de sens et de sérénité qui est acquis au fil du chemin, la joie de nous sentir à notre juste place, bien ancrés en nous-mêmes et profondément reliés à l’intelligence universelle. « Que nous soyons tous connectés à une puissante source d’énergie, c’est certain, nous dit Ingrid. Mais l’important est de savoir ce que l’on va en faire concrètement dans notre vie, en quoi elle peut améliorer notre bien-être et notre impact sur le monde. » Aude conclut : « Que mes actions aient un sens est devenu fondamental. J’ai quitté mon poste pour m’installer en indépendante et créer ma vie en accord avec ce que je suis. Je parviens bien plus qu’avant à être, tout simplement. »

Quand la conscience nous transforme couv_2299 Le rêve d’éveil, Michel Tabet, Sylvie Gavilan
Editions Quintessence(Mars 2015 ; 94 pages)

 

 

 

 

Source

http://www.inrees.com/articles/quand-la-conscience-nous-transforme/

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