La connaissance de Soi et le Sens de la vie.
 
 
Dans le texte « Je » est l’être humain dans sa globalité
 
A ma conception, je m’incarne. Je passe ma vie actuelle à chercher le sens de ma présence sur terre, ou ailleurs peut être. 
Je travaille, j’expérimente, je teste, je découvre…
En fait, je découvre qu’avant de connaitre le sens de ma vie, je passe de longs moments à apprendre qui je suis, je ne peux passer à l’étape suivante qu’en le sachant. Car aucune case ne correspondra jamais à la complexité de toute mon âme et du chemin de mon incarnation. Personne à part moi ne peut le savoir entièrement. Surtout ne jamais me définir par mon rôle, mon poste, ma place,… dans mon environnement professionnel, familiale ou sociétal. Je suis un être trop complexe pour trouver une case, une formulation, une généralité me définissant.
 
 
Je fais un travail monumental : je regarde en face mes travers, mes qualités et mes zones de faiblesses. J’apprends beaucoup plus au contact des autres êtres vivants. Ils me renvoient alors ce que je montre et même ce que je cache.
 
Mais j’avance. A force d’essayer, je répudie de mieux en mieux le mental et l’égo apeurés qui tentent de cacher ce mur des vérités. Ne pas pouvoir supporter la vérité en face : ils illustrent exactement l’émotion de la Peur qui existe en chacun mais qui est nourrit différemment selon les expériences, le conditionnement, l’environnement et la force intérieure.
 
Une fois accepté de regarder cet ego et ne plus écouter ce mental, je peux équilibrer les émotions en moi… la peur ne gagne plus, elle reste à sa juste place de sauveur si le besoin vitale apparait.
Peur remise à sa place, il reste tristesse. Elle aussi est trop présente. Ravivée par la nostalgie, la difficulté à accepter les évènements du passé, à les digérer et les laisser à leur place : derrière moi. Je les regarde bien trop souvent, tête retournée et cette mélancolie arrive alors comme une vague… « j’étais mieux avant, j’avais …. je possédais…. je pouvais vivre telle expérience et ressentir telle émotion » Cette tristesse de nostalgie qui étouffe le présent et la vision de ce que l’on souhaite. Elle entrave le mouvement de mon évolution. Et au lieu de regarder au devant mon but, chemin ou rêve, je détourne le regard vers le déjà vécu, le connu … 
Je nourris ma tristesse en restant retourné.
A force de travail je découvre cette parcelle de moi… car elle n’est pas bien visible pour celui qui la subit. Je peux essayer de ME regarder, comme une personne extérieure. Afin de voir la vérité toute simple, sans les émotions qui entrave la compréhension. Cette vision m’apprend que je refuse de voir devant par peur de l’inconnu, je me réfugie dans le passé connu bien plus apaisant. Mais cette attitude endort mon âme qui a besoin de se nourrir de l’évolution par ma présence sur Terre. Et j’évolue en avançant et non en restant statique.
Alors je regarde mieux l’avenir, je peux l’imaginer, la visualiser, la transformer, la créer, la souhaiter.
Je peux à tout moment la modeler car ce chemin est le mien.
Je peux poser un pied sur mon chemin et en commencer vraiment la découverte.
J’avance à mon rythme.
Et je me sers du passé pour me donner l’essence de mon véhicule, pour apprendre de mieux en mieux à trouver le bon itinéraire, pour apprendre de mes chutes et ne plus trébucher.
Le passé me soutient alors, comme un allié et allège mon fardeau, mon sac.
J’avance et je vois où je pose les pieds.
 
Allégé de tristesse et peur, je ressens encore la colère. Mais beaucoup moins forte. Il est peu de place désormais pour l’émotion inadaptée. Car la colère survenait en soutien à la peur et la tristesse. Comme pour me prouver parfois que j’avais du courage, que j’avais de la personnalité, que je n’avais pas peur, que je n’étais pas triste… Colère sert à évacuer. Et comme tout autre émotion, elle vit, elle sort et part si elle est juste. Si elle ne l’est pas, elle reste. Pas à sa place. Donc démesurée… car elle se nourrit du vent qui souffle dans ce vide. Le vide qui ne sait le rester. Un vide mal nettoyé se voit remplis de mauvais émois mal adaptés. Un vide bien nettoyé, c’est à dire un travail bien fait dans le temps, la profondeur et la vérité, voit la beauté le remplir…
Et donc, ressentir la vérité de sa colère, ce qui la fait venir, ce qui la provoque, ce que cela réveille en moi, à qui cela parle dans mon âme ? Comprendre sa colère, encore une fois, la regarder bien en face même si elle peut effrayer… La voir réellement, avec tout l’amour de mon âme, afin de l’apaiser profondément, la nettoyer de ses erreurs, de ses jugements, de ses valeurs qui dépassent… La laisser parler dans le coeur en toute honnête et en toute clarté afin de la comprendre en l’écoutant sincèrement. Ne jamais tenter de l’étouffer, elle n’en serait que nourrit de la folie de cet isolement.
 
Tout comme la peur permet de me sauver la vie si besoin est, la colère permet de m’exprimer si mes limites sont dépassées. La tristesse permet elle d’exprimer ma sensibilité.
Il me reste la joie et son bonheur. Celle qui sait si bien exister quand les trois autres ont su être observées, vécues, rencontrées, reconnues et acceptées.
La joie dont la vie est une couronne de fleurs posée sur la chevelure soyeuse de la beauté qui danse sur le monde.
Aucune autre émotion ne sait si parfaitement nourrir, exploser de chaleur et inonder d’Amour l’âme et le coeur de l’être vivant. Nos amis animaux aussi la ressente et l’aime.
Elle est véritablement ressentie lorsque toutes ces autres amies émotions sont en équilibres.
 
Ainsi je sais qui je suis car je comprends tout de mes émotions… je n’ai pas besoin de les contrôler car je les comprends. J’ai surtout bien réalisé que mes émotion ne sont pas moi. Je suis mais je ne suis pas mes émotions. Elles me traversent. Mes émotions sont apaisés lorsqu’elles sont écoutées et comprises, et tout simplement laissées circuler sans les arrêter en moi.
 
 
 
Je sais qui je suis. 
Je peux alors partir à la découverte du sens de ma vie…
Pour quelle raison suis-je sur Terre ? Je vais aller plus loin, pour quelles raisons suis je venu naitre sur cette Terre ? Car avant de m’incarner, j’ai décidé par moi même de venir dans ce corps, sur ce chemin, dans cette famille. Et j’ai laissé mon âme entrer dans cette vie pour faire une unité de mon âme et de mon corps. Je complète un chemin d’âme en vivant cette vie. 
 
Trouver le sens de ma vie.
Voilà alors le chemin, j’ai appris de mes expériences que la quête aveugle empêche de voir la réalité.
Donc je ne cherche pas mon chemin, j’observe où mes pas me portent d’eux mêmes, les rencontres qui surviennent, les liens que je crées sans réfléchir, les « hasards » qui me parlent…
Je peux sentir l’activité passion qui m’offre le plus de bonheur, qui me donne bien plus d’énergie après qu’avant… celle qui me nourrit intérieurement de la manière la plus belle. La beauté intérieure. Peut être même en ai je plusieurs ? Dans tous les cas, cela me rend beau ou belle.
Sans être dans la passivité ni la soumission, je reçois les messages de la vie qui me montrent peu à peu mon chemin le plus vrai. Coupler à la connaissance de moi, je peux apercevoir mon âme.
Mon âme qui vient ouvrir mon coeur à ma propre et seule vérité. Mon Dieu unique. Ce que je suis. Je suis moi et je suis sur mon chemin d’âme.

 

            Elisa