le 23 octobre 2015

 

Livrée à moi même, les échos tourbillonnent dans mon âme,

Comme les montées de marées qui écument mes sillons, en profondeurs,

Vont elles nettoyer cette noirceur ?

Les émois sortent, en vagues, et emportent sur leur passage…

Qu’emportent ils vraiment ? Laissent ils la place dégagée ? Laissent ils des microbes invisibles nuisibles ?

Parfois c’est cela être vivant, ressentir tellement fortement la tristesse ou le désarroi en soi…

et percevoir alors parfaitement la notion qui peut rendre fou : je suis vraiment seule avec moi.

cette solitude que chacun combat dans notre quête de l’autre, de la fusion, de la compréhension, de l’amour indicible…

 

L’autre recherché n’est en fait pas humain de chair, l’autre est la plus belle forme d’énergie que l’on peut sentir près de soi, en soi et pour soi, cette présence invisible qui m’aime sans contrepartie dans le don totale.

Bien sur, il est difficile de toujours la ressentir, s’y connecter et l’entendre réellement.

En fin de compte, après tant de recherches et de désirs, entendre cet Amour, c’est simplement y ouvrir son coeur dans la plus grande humilité.

La pureté de cet amour ne demande absolument rien, donc si notre coeur ne demande absolument rien non plus… nous l’entendons… nous le sentons dans chaque vibration qui coule doucement sur et dans notre corps physique… et dans nos autres corps bien plus puissamment.

 

Lorsque l’Amour arrive vers nous, dès que nous le demandons avec le coeur, il remplit chaque espace de notre âme, de notre corps, de nos pensées, de nos sensations.

Rien n’est vide car l’Amour indicible y était logé depuis toujours, ces vides que l’on pense si difficiles à combler et que l’on cherche si ardemment à remplir… avec tant de désirs et d’attentes… ils n’existent pas.. le vide n’existe pas, il est déjà empli de présences, d’Amours et de beautés à notre arrivée.

 

Cet Amour patient qui ne peut pas se dévoiler seul, attend dans toute sa force que je vienne ouvrir cette porte si particulière. La magie réside dans ce que je crois être le vide.